Le financement du terrorisme et le blanchiment de capitaux figurent parmi les principaux crimes à l’origine de la pauvreté et de l’instabilité à travers le monde. En Afrique, ce sont notamment les réseaux mafieux et criminels qui permettent à de nombreux groupes terroristes de mobiliser des fonds destinés à financer leurs activités illégales.
Grâce aux efforts consentis par certains États jusque-là placés sur la zone grise de la liste des pays à haut risque, trois pays d’Afrique de l’Ouest viennent d’en être retirés. Il s’agit du Nigeria, confronté à la menace du groupe terroriste Boko Haram, du Mali où opèrent notamment AQMI et des groupes armés liés à l’Azawad, ainsi que du Burkina Faso, engagé dans la lutte contre des organisations affiliées à Al-Qaïda.
Ces avancées sont le résultat de progrès notables en matière de gouvernance, de reddition des comptes et de contrôle des circuits financiers, devenus de plus en plus exigeants. La transparence est désormais érigée en véritable cheval de bataille par ces trois États, qui viennent de franchir un palier important dans la gestion des affaires publiques.
Ainsi, l’Union européenne a décidé de retirer le Nigeria de sa liste des pays à haut risque financier. Désormais, dans la liste des « pays tiers à haut risque » en matière de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme, ne figurent plus le Nigeria, le Mali et le Burkina Faso.
À ces pays s’ajoutent également d’autres États africains, notamment l’Afrique du Sud, le Mozambique et la Tanzanie.
Cette décision fait suite à la sortie réussie de ces pays de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), après la mise en œuvre de réformes destinées à renforcer leurs dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT)






