Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a affirmé que l’Iran devait coopérer afin que l’Agence puisse vérifier si le niveau d’enrichissement de l’uranium respecte les normes internationales. «L’Agence n’a procédé à aucune inspection des trois installations clés à Natanz, Fordow et Ispahan qui ont été bombardées en juin. Cette situation ne peut perdurer, car je serai contraint de dire que je n’ai absolument aucune idée de l’endroit où se trouve ce matériau enrichi », a déclaré Rafael Grossi. Il a ainsi réitéré que l’Iran devait coopérer. « Cet état de fait ne peut plus durer et, malheureusement, je serai contraint de constater le non-respect des règles », a-t-il estimé.
Toutefois, il est fort probable que l’Iran refuse l’inspection de ses installations, l’Agence internationale de l’énergie atomique étant, aux yeux des autorités iraniennes, perçue comme un instrument d’espionnage au service de l’Occident. Le niveau d’armement de la République islamique dépasserait largement les prévisions, la guerre de douze jours en ayant été une illustration marquante. Avant même qu’Israël ne mène des frappes contre des cibles iraniennes, l’AIEA avait déjà conduit une mission d’inspection afin de s’assurer que l’Iran ne disposait pas de l’arme nucléaire. Depuis que ce processus a été dénoncé par une partie de l’opinion publique iranienne et internationale, l’Iran a fermé ses portes à l’Agence, désormais considérée comme l’un des bras administratifs de l’Occident






