lun 2 Mar 2026

Burkina Faso: l’Assemblée nationale vote à l’unanimité pour le nucléaire civil

Le Burkina Faso entend lancer de grands chantiers structurants dès cette année. En plus de l’autoroute reliant Bobo-Dioulasso à Ouagadougou sur un linéaire de 323 kilomètres, dont les travaux ont déjà démarré, le pays ambitionne également d’entamer la mise en place d’un programme nucléaire civil.

Dans cette dynamique, l’Assemblée nationale du Burkina Faso, organe législatif du pays, a adopté à l’unanimité un projet de loi portant adhésion à la Convention de Vienne de 1963 sur la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires.

Dans un communiqué du ministère burkinabè des Affaires étrangères publié ce jour, il est précisé que « l’adoption de ce projet de loi constitue l’une des conditions juridiques préalables permettant à l’État burkinabè de poursuivre l’opérationnalisation de son programme nucléaire ». Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, a souligné l’importance de cette étape.

Les députés ont également voté la ratification du projet de loi portant création de l’Agence panafricaine de gestion mutuelle des risques (ARC).

Comme indiqué, l’approbation de ces textes permet au gouvernement de ratifier officiellement l’accord de l’ARC, signé le 23 novembre 2012 à Pretoria par plusieurs États africains, et d’adhérer à un instrument international majeur régissant la responsabilité en cas d’éventuels dommages nucléaires.

S’exprimant devant les députés, le ministre Karamoko Jean-Marie Traoré a déclaré que la participation du Burkina Faso à l’ARC avait déjà produit des résultats concrets.
« L’ARC a accompagné le pays entre 2023 et 2024 à hauteur de deux milliards six cent millions (2 600 000 000) de francs CFA, pour une souscription de huit cents millions (800 000 000) FCFA, permettant de venir en aide à plus de trente mille ménages », a-t-il précisé.

Les autorités burkinabè considèrent l’ARC comme un instrument d’assurance et de réponse rapide face aux risques climatiques et aux épidémies, contribuant à renforcer l’autonomie du continent africain dans la gestion des catastrophes.
« C’est un mécanisme qui permet de paramétrer les prises en charge en amont et d’éviter de longues procédures d’évaluations techniques, financières, sociales et budgétaires avant d’apporter une réponse aux populations », a souligné le chef de la diplomatie burkinabè.

En octobre dernier, l’ambassadeur du Burkina Faso à Moscou, Aristide Rapougdondba Ludovic Tapsoba, avait indiqué que Ouagadougou et le groupe russe Rosatom prévoyaient la construction, d’ici 2030, d’une centrale nucléaire de petite puissance dans le pays.

En juin, le ministre russe de l’Énergie, Sergueï Tsivilev, a pour sa part affirmé que la Russie considérait le Burkina Faso comme un partenaire prometteur dans le secteur énergétique. Le même mois, Rosatom et le ministère burkinabè de l’Énergie, des Mines et des Carrières ont signé, en marge du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, un accord de coopération portant sur l’utilisation pacifique de l’énergie atomique

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

articles connexes

Nous suivre

0FansJ'aime
136SuiveursSuivre
0SuiveursSuivre
3AbonnésS'abonner

Posts récents