lun 2 Mar 2026

Ouganda : Muhoozi Kainerugaba, chef de l’armée et fils du président, présente ses excuses après avoir accusé les États-Unis de soutenir l’opposition

Muhoozi Kainerugaba, chef d’état-major des Forces de défense populaires de l’Ouganda (UPDF) et fils du président Yoweri Museveni, multiplie depuis plusieurs semaines les déclarations incendiaires à l’encontre de l’opposition. Après avoir affirmé qu’il verrait la tête du chef de l’opposition décapitée, il a franchi un nouveau palier en accusant les États-Unis de soutenir l’opposition ougandaise. Une sortie jugée excessive, qui l’a contraint à faire marche arrière.

Ce vendredi, sur le réseau social X, Muhoozi Kainerugaba avait annoncé la rupture de ses relations avec Washington, accusant l’ambassade américaine d’aider le leader de l’opposition, Bobi Wine, porté disparu depuis les élections du 15 janvier.

Quelques heures plus tard, il a présenté ses excuses :
« Je tiens à présenter mes excuses à nos grands amis américains pour mes précédents tweets, que j’ai désormais supprimés », a-t-il écrit. « J’ai été induit en erreur par des informations inexactes. J’ai échangé avec l’ambassadeur américain dans notre pays et tout va bien », a-t-il ajouté.

Dans les messages supprimés, Muhoozi Kainerugaba accusait l’ambassade américaine d’aider à dissimuler Bobi Wine, lequel affirme être entré dans la clandestinité après une tentative d’arrestation par l’armée. Le leader de l’opposition a, de son côté, dénoncé un « vol flagrant » lors du scrutin.

Âgé de 49 ans, Muhoozi Kainerugaba est le fils du président Yoweri Museveni, 81 ans, au pouvoir depuis près de 40 ans et récemment réélu pour un septième mandat. Considéré par de nombreux observateurs comme son successeur potentiel, il est connu pour ses prises de position provocatrices et ses publications controversées sur les réseaux sociaux.

Il avait notamment annoncé la suspension de toute coopération avec l’ambassade américaine, y compris en Somalie, où l’Ouganda fournit le principal contingent de troupes à la coalition internationale contre les insurgés islamistes.

La semaine dernière, il avait également menacé de traquer et de tuer Bobi Wine, affirmant que ses forces avaient tué 30 de ses partisans et arrêté plus de 2 000 personnes depuis les élections.

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