Les États-Unis d’Amérique ne semblent pas vouloir quitter le Sahel. Après avoir été écartés successivement par les régimes militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger, tous membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), les Américains ont engagé une opération de séduction visant à renouer les relations, notamment à travers de nouvelles formes de coopération adaptées aux intérêts des pays concernés.
Cette démarche intervient après une période de relations distendues entre Washington et plusieurs capitales sahéliennes. Elle s’inscrit dans une stratégie de réengagement diplomatique progressif des États-Unis dans la région. À Bamako, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a reçu un haut responsable du Bureau des affaires africaines du département d’État américain, Nick Cheker. Selon le ministère malien des Affaires étrangères, les discussions ont porté sur la relance de la coopération bilatérale. «Le diplomate américain a réaffirmé la volonté de l’Administration américaine de redynamiser la coopération bilatérale avec le Mali, sur des bases nouvelles, empreintes de respect mutuel et sans aucune forme d’ingérence », précise le communiqué. Les échanges ont porté sur des sujets d’intérêt commun, notamment la sécurité régionale. La stabilité du Sahel ainsi que la coopération économique ont également été évoquées. La visite s’est toutefois conclue sans annonce officielle.
Les autorités américaines ont également exprimé leur souhait de poursuivre un dialogue fondé sur le respect de la souveraineté des États. Les échanges se sont déroulés dans un cadre strictement bilatéral. La visite à Bamako s’inscrit dans une série de consultations régionales. Washington prévoit de poursuivre les discussions avec d’autres pays du Sahel, notamment le Burkina Faso et le Niger.






