lun 2 Mar 2026

Production du diamant : l’Angola talonne le Botswana

Le Botswana reste leader dans la production de diamants en Afrique et occupe la deuxième place au plan mondial. Toutefois, l’Angola, qui augmente progressivement sa production, réduit l’écart qui le sépare du leader continental. Selon l’Agence Ecofin, Bogolo Joy a promis de « courir pour rester à la même place». Lors de la conférence Mining Indaba en Afrique du Sud, la ministre botswanaise des Mines a annoncé davantage d’investissements publics dans l’exploration d’autres minéraux que les diamants. Le message délivré par Bogolo Joy Kenewendo contraste avec l’annonce faite par l’Angola lors du même événement, concernant une augmentation significative de sa production de diamants d’ici 2027. La crise que traverse le marché diamantifère offre en effet à Luanda l’occasion de contester le leadership historique de Gaborone dans ce secteur en Afrique.

D’après l’Agence Ecofin, l’Angola a déjà réduit l’écart en 2024, avec 14,02 millions de carats extraits contre 18,12 millions pour le Botswana. À titre de comparaison, la production botswanaise l’année précédente (25,09 millions de carats) représentait plus du double de celle de l’Angola (9,75 millions de carats).

Gaborone a en effet décidé de réduire les volumes extraits pour faire face à la baisse de la demande et des prix observée depuis plus de trois ans. Fait symptomatique de cette crise, les stocks botswanais atteignaient 12 millions de carats fin 2025, soit près du double du maximum autorisé en principe (6,5 millions).

Loin d’adopter la même stratégie, Luanda s’attèle à augmenter ses volumes d’extraction. Selon une brochure officielle distribuée lors de la Mining Indaba, la compagnie publique Endiama annonce que le pays devrait produire 17 millions de carats d’ici 2027. Cela représenterait une hausse de 12 % par rapport aux 15,2 millions de carats déclarés pour 2025.

Si l’augmentation de la production angolaise peut susciter des interrogations dans le contexte actuel, elle s’inscrit néanmoins dans les ambitions du Plan national de développement 2023-2027.

La croissance du secteur angolais des diamants devrait passer aussi par la transformation locale. Le plan de développement indique la volonté du gouvernement de gagner des parts de marché sur des segments en aval de la chaîne de valeur, avec la construction de dizaines d’usines de taille et l’installation d’une bourse des diamants. Luanda souhaite par ailleurs mettre la main sur un géant de l’industrie, De Beers.

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