lun 2 Mar 2026

Pérou : un nouveau président élu après la destitution de José Jeri

Ce mercredi 18 février, les parlementaires péruviens vont élire un nouveau président par intérim, dans un contexte d’instabilité politique chronique, après la destitution, dans la nuit, du président José Jerí, à deux mois des prochaines élections. Les parlementaires vont choisir aujourd’hui le nouveau président du Parlement. Il est appelé à diriger le pays jusqu’à l’entrée en fonction du prochain chef de l’État, le 28 juillet, comme devait le faire José Jerí après la destitution de sa prédécesseure, Dina Boluarte, en octobre dernier, qui avait elle-même succédé à Pedro Castillo après sa destitution par le Parlement en octobre 2022.

Le parquet a ouvert, depuis janvier, deux enquêtes préliminaires pour « trafic d’influence » visant l’ancien président par intérim de 39 ans, des procédures qui ont contribué à précipiter sa chute. La première concerne une rencontre secrète avec un homme d’affaires chinois lié à des contrats avec l’État. La seconde, ouverte vendredi, porte sur son intervention présumée dans le recrutement de neuf femmes au sein de son gouvernement. «Je n’ai commis aucun délit. J’ai toute la légitimité morale nécessaire pour exercer la présidence de la République », s’était défendu dimanche José Jerí lors d’un entretien télévisé.

Prévu à partir de 18 h 00 (23 h 00 GMT), le vote mettra fin à une vacance du pouvoir de plus de 24 heures, inédite dans l’histoire récente du pays. Quatre personnes : José Balcázar, Héctor Acuña, Edgar Reymundo et María del Carmen Alva se sont portées candidates mardi. Ancienne présidente du Parlement en 2021 et actuelle porte-parole parlementaire, cette dernière, membre du parti centriste Acción Popular, apparaît comme l’une des principales prétendantes.

L’ancien président par intérim de droite a été destitué après un peu plus de quatre mois au pouvoir, lors d’un vote du Parlement réuni en session extraordinaire, par 75 voix pour, 24 contre et trois abstentions, bien au-delà du seuil requis de 58 voix. Cette destitution, la dernière en date, illustre une instabilité institutionnelle chronique depuis 2016, caractérisée par un Parlement dominant face à un exécutif fragilisé.

Parmi les sept derniers présidents du pays andin informe le magazine geo, quatre ont été destitués par le Parlement et deux ont démissionné avant de subir le même sort. Un seul a mené son mandat intérimaire à terme.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

articles connexes

Nous suivre

0FansJ'aime
150SuiveursSuivre
0SuiveursSuivre
3AbonnésS'abonner

Posts récents