Mohamed Hamdan Dagalo, le chef des paramilitaires soudanais, en visite en Ouganda, a affirmé : « Je ne veux pas du pouvoir au Soudan ». Autrement dit, le chef des Forces de soutien rapide (FSR) et figure du gouvernement dit Taasis, Mohamed Hamdan Dagalo, a déclaré ne pas nourrir d’ambitions présidentielles. Lors d’une prise de parole, le commandant, plus connu sous le nom d’Hemeti, a soutenu que son objectif principal reste la lutte contre les islamistes et non la conquête du pouvoir. Le patron des FSR a également assuré que ses troupes se sont considérablement renforcées depuis le début du conflit, évoquant des effectifs dépassant désormais le demi-million de combattants. Il a, en outre, promis de s’opposer à toute nouvelle partition du Soudan.
Hemeti a par ailleurs accusé des drones lancés depuis des pays voisins d’avoir ralenti l’avancée de ses forces vers Khartoum et Port-Soudan, tout en démentant la présence de mercenaires colombiens dans ses rangs.
Sur le plan politique, il a affirmé ne rejeter aucune initiative de paix, tout en marquant ses réserves vis-à-vis des accords de Juba et de Naivasha. Enfin, il a appelé les partis politiques en exil à regagner le pays pour y mener leurs activités.
Toutefois, le chef rebelle est devenu esseulé à la suite des accusations de génocide visant ses troupes à El Fasher, où plus de 2 000 civils auraient été tués en 48 heures. Aujourd’hui, une plainte a été déposée à la Cour pénale internationale contre l’auteur présumé de ce massacre à grande échelle. Le Tchad, qui lui servait de couloir pour acheminer les armes et les vivres financés par les Émirats arabes unis, commence à se ranger du côté de son ennemi Al-Burhan. Face à cela, les forces paramilitaires sont de plus en plus isolées sur la scène politique internationale.






