Quelques heures à peine après la décision des juges, Donald Trump a convoqué une conférence de presse au cours de laquelle il s’est déchaîné contre la Cour, qui s’était jusqu’alors montrée plutôt bienveillante envers le président républicain. « J’ai honte pour certains membres de la Cour, totalement honte, parce qu’ils n’ont pas eu le courage de faire ce qui était bon pour notre pays », a pesté le milliardaire, n’hésitant pas à les traiter « d’idiots, de chiens et de honte pour leur famille politique », rapporte The Times. « Les pays étrangers qui nous saignent depuis des années sont aux anges, ils sont ravis et ils dansent dans les rues. Mais ils ne danseront pas longtemps, je peux vous l’assurer », a-t-il lancé.
De fait, dans l’après-midi, Donald Trump « a signé un décret imposant un nouveau droit de douane mondial “temporaire” de 10 % », observe Politico. La Maison-Blanche a expliqué que le président s’appuyait cette fois sur une loi de 1974 sur le commerce, qui l’autorise à imposer des droits de douane allant jusqu’à 15 % pour remédier à un « déficit important et grave de la balance des paiements ». Cependant, « les droits de douane imposés en vertu de cette disposition ne peuvent rester en vigueur plus de 150 jours, sauf si le Congrès adopte une loi les prolongeant », précise le site.
Si le milliardaire cherche visiblement à sauver la face, la décision de la Cour suprême n’en porte pas moins « un coup dur à son programme économique et sème une nouvelle incertitude sur les marchés mondiaux, qui peinent à s’adapter à ses politiques commerciales fluctuantes », relève The New York Times.
Elle laisse en outre « planer le doute quant à la possibilité pour les entreprises et les consommateurs américains de récupérer une partie des plus de 200 milliards de dollars de taxes perçues par le gouvernement fédéral depuis le début de l’année dernière ».






