Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé avoir repris, dimanche 1er mars, la cité de Mikenge, située dans le territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu, après de violents affrontements contre des groupes rebelles dans les Hauts Plateaux.
La cité, localisée à proximité de Minembwe, constitue depuis plusieurs années l’un des épicentres de la crise sécuritaire dans l’est du pays. Le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud-Sud-Kivu, le sous-lieutenant Mbuyi Reagan, a confirmé que l’armée a repris le contrôle de plusieurs contrées, dont la cité stratégique de Mikenge.
« Les FARDC ont riposté aux provocations de l’ennemi RDF–M23–AFC et de leurs alliés Twigwaneho et Red-Tabara, dans le territoire de Fizi, précisément à Nyawaranga, après leur violation délibérée du cessez-le-feu. Au cours de cette farouche riposte, de nouvelles cités et villages ont été reconquis, notamment Mikenge, Kakenge, Kisirita, Bilalombili et Bidegu », a-t-il déclaré.
Il a poursuivi en soutenant que, lors des combats, plusieurs rebelles ont été neutralisés, cinq capturés et dix-sept autres se sont rendus. Parmi les onze corps retrouvés figurent un commandant de brigade de l’AFC-M23 ainsi qu’un officier chargé de la logistique, a précisé le sous-lieutenant Mbuyi Reagan.
Mikenge est un ancien bastion des groupes armés alliés à l’AFC/M23
Les combats dans cette région ont toujours été féroces. À plusieurs reprises, Mikenge a été occupée par la coalition Twirwaneho – M23 – Red-Tabara, qui a profité du relief des Hauts Plateaux pour s’y implanter durablement, selon des sources locales.
Perdre Mikenge, pour ces groupes, signifie perdre une base logistique, un poste d’observation et un lieu de repli, ce qui explique l’intensité des affrontements dans cette zone, soutiennent ces mêmes sources.
D’après une note du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), l’un des principaux axes humanitaires reliant Fizi – Lusuku – Point Zéro – Mikenge – Minembwe est fermé depuis des mois en raison des tensions militaires, coupant ainsi l’accès humanitaire aux populations enclavées, dont plus de 172 000 civils autour de Minembwe.






