jeu 19 Mar 2026

Rwanda: des sanctions ciblées annoncées par Washington contre des officiers supérieurs

Washington a annoncé, lundi, des sanctions ciblées contre les Forces de défense rwandaises (RDF) et quatre de leurs hauts responsables, accusés de soutenir les opérations de l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars dans l’est de la République démocratique du Congo. Parmi les officiers visés figurent le général de division Ruki Karusisi, commandant de la 5e division d’infanterie, le général Mubarakh Muganga, chef d’état-major des RDF depuis 2023, ainsi que Stanislas Gashugi, actuel commandant des forces spéciales. Les autorités américaines estiment qu’ils ont joué un rôle dans la planification ou la conduite d’opérations en appui au M23 dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

À Kinshasa, le gouvernement a salué cette décision. Dans un communiqué signé par son porte-parole Patrick Muyaya, les autorités congolaises y voient un signal en faveur du respect de la souveraineté nationale et appellent à la cessation de tout soutien aux groupes armés actifs dans la région des Grands Lacs.

De son côté, Kigali a dénoncé des sanctions jugées « injustes » et « à sens unique ». Le gouvernement rwandais estime que ces mesures ne reflètent pas la complexité de la situation sécuritaire et affirme rester engagé dans un processus de désengagement, sous réserve du respect des engagements par la partie congolaise.

Ce mardi, selon le rapport sur le Baromètre des Accords de Paix en Afrique, huit mois après la signature des accords de Washington, le taux d’exécution des engagements reste à 23,3 % depuis novembre 2025. Les conditions humanitaires demeurent catastrophiques. Le niveau de mise en œuvre de l’ensemble des mesures humanitaires identifiées dans l’Accord notamment la protection des civils, la fourniture d’une assistance aux populations vulnérables, le retour des déplacés internes ainsi que celui des réfugiés demeure extrêmement faible, avec un score figé à 2,5 sur 10 pour chacune d’elles. «Cette paralysie met en évidence l’inactivité des mécanismes prévus par l’Accord pour répondre de manière effective aux urgences humanitaires. Quant au taux global d’exécution de l’ensemble des engagements, il demeure inchangé à 23,3 % depuis la fin du mois de novembre 2025», lit-on dans le rapport d’évaluation de Washington.

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