Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a eu lundi un entretien téléphonique avec son homologue iranien Masoud Pezeshkian afin de discuter des récents développements régionaux, notamment l’interception d’un missile dirigé vers la Türkiye. Erdogan a indiqué à Pezeshkian que la violation de l’espace aérien turc « ne peut être excusée pour aucune raison » et que « la Türkiye continuera à prendre toutes les mesures nécessaires à cet égard », a précisé la Direction de la communication de la présidence turque dans un communiqué.
Cet appel intervient après que le ministère turc de la Défense nationale a annoncé lundi qu’un missile balistique tiré depuis l’Iran et entré dans l’espace aérien turc avait été neutralisé par les systèmes de défense aérienne et antimissile de l’OTAN déployés en Méditerranée orientale.
La Türkiye est « impactée négativement » par des conflits auxquels elle ne participe pas, a également souligné Erdogan à son homologue iranien.
Ankara ne cautionne pas les « interventions illégales » contre l’Iran ni le ciblage par l’Iran des pays de la région, a insisté Erdogan, ajoutant que viser des pays frères « n’est dans l’intérêt de personne » et que « ces actions doivent cesser ». Ce missile attribué à l’Iran est le deuxième du genre lancé contre une base américaine depuis le début du conflit opposant l’Iran à la coalition israélo-américaine.
Erdogan s’est toujours opposé à un conflit armé contre l’Iran. D’ailleurs il soutient que « personne ne devrait se tromper de compte, le réseau d’abattage sioniste ne devrait pas tomber dans le piège de faire de frère à frère. Nous saluons les déclarations de nos frères de la région kurde d’Irak et nous croyons sincèrement qu’ils ne participeront pas à ce jeu ». Il appelle donc à une désescalade de la guerre pour éviter que le pire ne se produit dans le moyen orient.






