Alors que le Moyen-Orient brûle, les deux plus grandes puissances économiques mondiales se retrouvent aujourd’hui à Paris. Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, et le vice-Premier ministre chinois, He Lifeng, lancent une session cruciale au siège de l’Organisation de coopération et de développement économiques.
De hauts responsables économiques américains et chinois s’apprêtent à ouvrir un nouveau cycle de discussions à Paris ce dimanche afin de résoudre les points de friction de leur trêve commerciale et de baliser le terrain pour le voyage du président américain Donald Trump à Pékin, où il doit rencontrer le président chinois Xi Jinping à la fin du mois de mars. Selon le journal suisse « Zonebourse », les discussions, menées par Scott Bessent et He Lifeng, devraient se concentrer sur l’évolution des tarifs douaniers américains, le flux de minerais de terres rares et d’aimants produits en Chine vers les acheteurs américains, les contrôles des exportations de technologies américaines de pointe, ainsi que les achats chinois de produits agricoles américains.
Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, participera également aux pourparlers, qui s’inscrivent dans la continuité d’une série de rencontres organisées dans des villes européennes l’année dernière afin d’apaiser les tensions qui menaçaient d’entraîner un effondrement des échanges entre les deux plus grandes économies mondiales. Les analystes du commerce sino-américain estiment qu’avec peu de temps de préparation et l’attention de Washington focalisée sur la guerre opposant Israël et les États-Unis à l’Iran, les perspectives d’une percée commerciale majeure restent limitées, que ce soit à Paris ou lors du sommet prévu à Pékin. « Je pense que les deux parties ont pour objectif minimal d’avoir une rencontre qui maintienne une certaine cohésion et évite une rupture ou une nouvelle escalade des tensions », a déclaré Scott Kennedy, expert de l’économie chinoise au Center for Strategic and International Studies à Washington.
Donald Trump pourrait vouloir repartir de Pékin avec d’importants engagements chinois, notamment pour la commande de nouveaux avions de Boeing et l’achat accru de gaz naturel liquéfié et de soja américains. Mais pour obtenir ces concessions, il pourrait devoir assouplir certains contrôles à l’exportation imposés par les États-Unis, a ajouté Kennedy.
Selon cet analyste, les chances sont plutôt élevées d’assister à un sommet qui « suggère superficiellement des progrès mais qui laisse en réalité les choses là où elles en sont depuis quatre mois ».
Donald Trump et Xi Jinping pourraient toutefois se rencontrer à trois autres reprises cette année, notamment lors du sommet de l’Asia-Pacific Economic Cooperation organisé par la Chine en novembre et du sommet du G20 accueilli par les États-Unis en décembre, ce qui pourrait alors déboucher sur des résultats plus tangibles.






