Depuis longtemps, les services de renseignement maliens soutiennent que la Mauritanie et l’Algérie constituent des zones de repli pour des groupes terroristes qui y disposent de bases. Pourtant, ces pays ont toujours rejeté de telles accusations, malgré les preuves qui auraient été partagées par Bamako. L’évasion du préfet de Dioïla et de deux soldats semble, selon certains observateurs, renforcer ces soupçons. En effet, ils avaient été kidnappés par des terroristes avant d’être acheminés dans un camp situé de l’autre côté de la frontière malienne, en Mauritanie.
Quelques heures après l’annonce de la libération du préfet de Dioïla, la hiérarchie militaire a finalement communiqué sur les circonstances de cette libération ainsi que sur celle de deux militaires des Forces armées maliennes (FAMa).
Dans un communiqué, l’État-Major général des Armées informe que dans la nuit du 13 au 14 mars 2026, Alidji Bagna, préfet du cercle de Dioïla, enlevé le 14 février 2026 vers Kalifabougou, entre Fana et Dioïla, a réussi à échapper à ses ravisseurs dans la zone de Macina le 13 mars 2026. Il est ensuite arrivé sain et sauf à Tenenkou, où il a été pris en charge par les FAMa. Deux autres otages, des militaires des FAMa détenus par des groupes armés terroristes, ont également réussi à s’exfiltrer d’un camp situé en Mauritanie avant de regagner le territoire national. Selon le communiqué, cette évasion a été rendue possible grâce aux opérations menées par les FAMa le long de la frontière entre le Mali et la Mauritanie, ainsi que dans la forêt du Wagadou. Après leur arrivée à Goundam, les deux militaires ont été mis à la disposition de la prévôté, conformément aux procédures en vigueur. Il s’agit du cavalier de 1re classe Mohamed Wangaraba, du 633e escadron de reconnaissance, et du cavalier de 1re classe Mahamed El Maouloud Diallo, du 635e régiment blindé. Ces deux militaires des Forces armées maliennes avaient été enlevés le 9 octobre 2025 sur le fleuve Niger alors qu’ils étaient en permission.






