Le président américain Donald Trump frappe à toutes les portes, y compris celles de pays auxquels il avait auparavant cherché à nuire. En raison de l’évolution de la guerre qui l’oppose à l’Iran, lequel a bloqué le détroit d’Ormuz, par où transite près de 20 % du pétrole mondial, un début de crise énergétique se profile et risque de s’aggraver dans les prochaines semaines.
Face à cette situation, Trump a lancé un appel à la Chine. Il a déclaré au Financial Times qu’il s’attendait à ce que Pékin aide à rouvrir le détroit d’Ormuz avant son voyage prévu dans la capitale chinoise plus tard ce mois-ci pour un sommet avec Xi Jinping.
Si cela n’est pas fait, Trump affirme qu’il pourrait reporter la réunion si la Chine n’apportait pas son aide. «Je pense que la Chine devrait aussi aider, parce que la Chine obtient 90 % de son pétrole du détroit », a-t-il déclaré.
Pour Trump, l’ouverture du détroit constitue une urgence et attendre jusqu’au sommet serait trop tard. «Nous aimerions le savoir avant. Deux semaines, c’est un long délai. Nous pourrions reporter», insiste-t-il.






