Le Moyen-Orient vient de basculer dans une nouvelle dimension de l’horreur, avec des répercussions énergétiques mondiales potentiellement désastreuses. L’Iran a frappé le plus grand centre de traitement de gaz naturel et de raffinage au monde, situé dans le nord du Qatar, en réponse à une attaque israélienne.
L’État sioniste a franchi une ligne rouge. Malgré les mises en garde de Téhéran concernant ses installations énergétiques, Israël a visé le champ gazier de South Pars, un géant mondial du gaz. Cette infrastructure, située entre l’Iran et le Qatar, constitue l’un des plus vastes gisements au monde : 9 700 km² de superficie, 1 800 milliards de pieds cubes de gaz et 50 milliards de barils de condensats. Ce gisement représente environ 75 % de la production gazière iranienne, tandis que Ras Laffan (Qatar) affiche une capacité d’exportation de GNL de 80 millions de tonnes par an. C’est cette infrastructure vitale, non seulement pour l’économie iranienne mais aussi pour une grande partie du monde, notamment en raison de sa proximité avec le détroit d’Ormuz, qu’Israël a bombardée.
La réponse ne s’est pas fait attendre. En appliquant la loi du talion, l’Iran a visé à son tour des installations énergétiques au Moyen-Orient. Durant toute la nuit, un déluge de missiles s’est abattu sur plusieurs sites stratégiques. Ainsi, un missile iranien a touché la cité industrielle de Ras Laffan, le plus grand centre d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde, qui aurait subi des dommages considérables. Un site stratégique appartenant à QatarEnergy a également subi d’importants dégâts. Téhéran avait auparavant ordonné l’évacuation des sites énergétiques du Golfe après qu’une frappe israélienne a touché une partie de ses gisements de gaz.
Ce mercredi 18 mars 2026, le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC) a lancé sa 63e vague de frappes massives, ciblant pour la première fois des infrastructures pétrolières liées aux États-Unis dans la région.
La loi du talion
Depuis le début de la guerre, l’Iran surveille certains points sensibles de ses ennemis tout en les mettant en garde qu’il ripostera sévèrement en cas d’attaque. C’est effectivement ce qui s’est produit. L’IRGC affirme avoir agi en représailles aux attaques occidentales contre ses propres infrastructures, ainsi qu’à la suite du martyre du ministre du Renseignement, Esmaeil Khatib. Des installations pétrolières considérées comme des intérêts américains dans le Golfe ont été visées par des missiles à têtes multiples et des drones d’attaque. En Israël, 80 objectifs militaires et logistiques auraient été frappés, notamment à Rishon LeZion, Ramla, Lod, Eilat ainsi que dans la banlieue de Tel-Aviv (Bnei Brak, Holon). Les bases américaines n’ont pas été épargnées : des avant-postes au Qatar, à Bahreïn, aux Émirats arabes unis, au Koweït et en Arabie saoudite auraient subi des représailles.
À la suite de ces attaques, le prix du pétrole s’est de nouveau envolé, atteignant au moins 110 dollars le baril.
André TV-A






