La France n’opte pas pour un bras de fer avec l’Iran en vue de l’ouverture du détroit d’Ormuz. Une telle option pourrait envenimer la situation et aggravé la crise énergétique mondiale. Lors d’une conférence de presse largement dominée par la situation régionale et relatée par l’agence de presse Anadolu, Emmanuel Macron a réaffirmé la position française comme étant « strictement défensive », précisant qu’elle vise à protéger les ressortissants et les intérêts français. Le chef de l’Etat précise que « nous ne participerons à aucune ouverture de force du détroit dans le contexte des opérations de guerre et des bombardements en cours ». Insistant sur sa posture pacifique sur la question du détroit d’Ormuz, Emmanuel Macron a déclaré que la France était prête, « une fois que la situation serait plus calme, à prendre part, avec d’autres nations, à un système d’escorte de navires » dans le détroit. Il a toutefois soutenu sur le fait qu’une telle mission n’aurait « pas vocation à être une action de vive force et qu’elle devrait faire l’objet d’échanges, ainsi que d’une déconfliction avec l’Iran », en y associant les acteurs du secteur maritime, notamment les transporteurs et les assureurs.
Pour trouver une solution pacifique à la guerre opposant l’Iran à la coalition israélo-américaine, Emmanuel Macron a indiqué avoir appelé les belligérants. Le président français a également affirmé avoir échangé avec l’émir du Qatar, puis avec le président américain Donald Trump, appelant à la mise en œuvre « sans délai d’un moratoire sur les frappes ciblant les infrastructures civiles, en particulier énergétiques et hydrauliques ».
Selon lui, « les populations civiles, leurs besoins essentiels, ainsi que la sécurité des approvisionnements énergétiques, doivent être préservés de toute escalade ». Il a également exprimé le souhait que « les armes se taisent » afin de permettre une trêve « dans les heures à venir », à l’occasion des célébrations religieuses de l’Aïd et de Norouz.
André TV-A






