jeu 16 Avr 2026

Le PNUD prédit un avenir sombre, susceptible d’anéantir la croissance économique des États arabes en raison de la crise au Moyen-Orient.

La guerre en cours au Moyen-Orient pourrait anéantir plus d’un an de croissance économique dans les pays arabes et plonger jusqu’à 4 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté, selon une étude du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), publiée mardi et relayée par le groupe de presse Al Watan.

L’étude en question affirme que le conflit, qui vient d’entamer sa cinquième semaine, « pourrait coûter entre 3,7 % et 6 % du produit intérieur brut (PIB) régional, soit une perte estimée entre 120 et 194 milliards de dollars ». Ce choc, souligne-t-elle, dépasse les gains de croissance cumulés enregistrés en 2025.

En outre, elle évoque « une hausse du chômage pouvant atteindre 4 points de pourcentage, soit 3,6 millions d’emplois perdus », un chiffre supérieur au nombre d’emplois créés l’an dernier.

Le rapport, qui fait le point sur l’impact de la guerre en Iran sur les États arabes de la région, met en lumière des vulnérabilités structurelles profondes. « Même une escalade de courte durée peut provoquer des effets socio-économiques durables et généralisés », indique-t-il.

Le directeur du Bureau régional du PNUD pour les États arabes, Abdallah Al Dardari, a déclaré dans le groupe de presse algérien que « cette crise doit servir de signal d’alarme pour réévaluer en profondeur les choix stratégiques en matière de politiques économiques et sociales ».

Pour résister à la crise, qui risque de s’aggraver, le directeur régional du PNUD a appelé à renforcer notamment la coopération régionale et à diversifier les économies encore fortement dépendantes des hydrocarbures, afin de mieux absorber les chocs.

L’étude présente une analyse prenant en compte différents scénarios du conflit, allant d’une perturbation modérée à un choc extrême combinant « explosion des coûts commerciaux et arrêt de la production énergétique ».

« Les impacts, note-t-elle, varient selon les sous-régions, mais les pertes les plus importantes sont attendues dans les pays du Golfe et au Levant (qui inclut le Liban, la Syrie, la Palestine et la Jordanie), fortement exposés aux fluctuations des marchés et aux perturbations des échanges. »

Quelque 3,3 millions de personnes pourraient basculer dans la pauvreté dans le Levant. Tandis que, dans l’ensemble de la région, l’indice de développement humain devrait reculer de 0,2 % à 0,4 %, effaçant entre six mois et un an de progrès.

Dans un autre rapport, le PNUD alerte également sur un risque accru de recul socio-économique en Iran. « Une part importante de la population pourrait sombrer dans la pauvreté à mesure que la vie quotidienne et les activités économiques sont perturbées. L’indice de développement humain du pays pourrait chuter de 0,47 à 0,56 point, soit l’équivalent d’un à un an et demi de progrès perdus », note-t-il.

TV-A avec Al Watan

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