Le nouveau Code de la nationalité, adopté par ordonnance présidentielle le 26 février 2026, suscite de nombreuses réactions depuis la diffusion récente de ses dispositions sur les réseaux sociaux. Face à ce tollé, le gouvernement, par la voix de son porte-parole, le Pr Charles Edgar Mombo, s’est exprimé ce mercredi à Libreville sur l’actualité nationale dans les colonnes de l’Agence de presse gabonaise, notamment sur la question de la révision du Code de la nationalité, qui suscite des débats dans l’opinion publique, en apportant des précisions quant à la procédure. «Après lecture, l’on constate que la procédure a été respectée dans sa forme juridiqu », a fait remarquer le porte-parole du gouvernement au sujet de l’ordonnance portant Code de la nationalité gabonaise, promulguée en février dernier et publiée le 26 mars écoulé.
Le Pr Charles Edgar Mombo a également rassuré sur le fait que ledit texte suivra son processus normal. « Cette ordonnance passera forcément par les deux chambres du Parlement pour d’éventuelles modifications. C’est seulement après ce passage que la loi devra être ratifiée. »
Revenant sur le nouveau code, le texte introduit une distinction entre les catégories de Gabonais « d’origine, d’adoption et d’affiliation ». Il précise également les conditions de perte de la nationalité. Selon l’article 64, tout citoyen engagé dans une armée ou une institution étrangère jugée contraire aux intérêts du pays peut être déchu de sa nationalité.
Selon Gabonmediatime repris par voxafrica, le Code prévoit en outre que toute personne menant des actions considérées comme subversives contre les institutions, et ne se conformant pas aux injonctions des autorités dans un délai de trois mois, pourrait être concernée par cette mesure.
La réforme modifie aussi les conditions d’acquisition de la nationalité par mariage. Le délai requis pour un conjoint étranger passe de trois à six ans de vie commune ininterrompue. La procédure nécessite désormais une demande conjointe des époux, ainsi que l’enregistrement du mariage à l’état civil gabonais. En cas d’union célébrée à l’étranger, le tribunal de première instance de Libreville est désigné comme seule juridiction compétente.
André TV-A






