La société française Orano manifeste un intérêt pour les gisements d’uranium au Botswana, rapporte le magazine Jeune Afrique, repris par African Initiative.
La haute direction d’Orano, notamment le membre du comité exécutif Xavier Saint Martin Tillet et le vice-président chargé du développement, Pierre Fourier, a rencontré le président du Botswana, Duma Boko, dans le cadre de sa visite en France les 7 et 8 avril.
Lors de cette rencontre, révèle le journal, Duma Boko a déclaré que le Botswana envisage de développer le secteur de l’uranium afin de diversifier son industrie minière, dominée par l’extraction de diamants. Toutefois, selon lui, le pays a besoin d’investissements pour exploiter ces gisements.
En réponse à une demande du magazine, Orano a précisé avoir « récemment obtenu des licences d’exploration couvrant environ 15 000 km² dans la région de Ghanzi, au Botswana ».
Le Botswana dispose de plusieurs gisements d’uranium, dont l’un des plus importants non exploités, Letlhakane. Les réserves totales de minerai d’uranium sont estimées à 142 millions de tonnes. Selon cet indicateur, le pays se classe au quatrième rang en Afrique.
La France est entrée dans une phase de diversification afin de continuer à alimenter ses centrales nucléaires. Après avoir été contrainte de quitter le Niger, où elle a perdu certains gisements miniers, Orano tente de s’ouvrir à d’autres opportunités, cette fois-ci dans un contexte où les ressources seront vendues au prix du marché.
TV-A avec African Initiativ






