Le secrétaire général du Hezbollah, Cheikh Naïm Qassem, a affirmé samedi que « le champ de bataille s’est révélé décisif et la politique victorieuse est celle qui additionne ses résultats pour contraindre l’ennemi israélien à se plier, garantissant ainsi les droits du Liban et de ses citoyens à leur terre et à leur souveraineté, dans un cadre de coopération nationale qui prévient les conflits et l’exploitation étrangère».
Cheikh Qassem a défini cinq priorités pour le retour de la paix : il s’agit d’un arrêt définitif de l’agression sur l’ensemble du territoire libanais, qu’elle soit aérienne, terrestre ou maritime ; du retrait de l’ennemi israélien des territoires occupés jusqu’à la frontière ; de la libération des prisonniers ; du retour des habitants dans leurs villages et villes jusqu’à la frontière ; et de la reconstruction avec le soutien international et arabe, sous la responsabilité nationale.
Dans une lettre concernant les derniers développements, Cheikh Qassem a déclaré que « le cessez-le-feu temporaire au Liban n’aurait pas été possible sans le jihad des résistants sur les fronts honorables du Sud, une performance légendaire qui a stupéfié le monde, ni sans leur constance et leur martyre face à l’ennemi israélo-américain, malgré l’immense déséquilibre des forces militaires », rapporte le journal Al-Manar.
Cheikh Qassem a souligné que « la présence de ceux qui hésitent, de ceux qui découragent les autres et de ceux qui les trahissent n’entravera pas la progression des résistants vers leur noble objectif, car ils ont consacré leur vie à Dieu Tout-Puissant avant tout, et ils sont entourés d’un peuple noble et dévoué qui a enduré les massacres, les destructions, les déplacements de population et le prix de la dignité et de l’honneur. Ce peuple est issu de toutes les confessions, de toutes les religions et de toutes les régions, et son attention est tournée vers le Sud-Liban, car tout le Liban est son Sud. Si le Sud sourit et est libéré, alors tout le Liban sourit et est libéré. » Il a poursuivi : « Assez de soumettre le Liban à ces humiliations lors de négociations directes avec l’ennemi israélien, contraint d’écouter ses diktats, et à ce spectacle honteux à Washington où la tyrannie guette sa proie et où des déclarations sont faites au nom du Liban. C’est une pente glissante sans fin. Assez ! Le peuple libanais est fier et le restera grâce à la solidarité et au soutien mutuel que nous apportons à l’armée, au peuple, à la résistance et aux autorités politiques qui œuvrent pour l’indépendance et la libération du Liban. »
TVA avec Al-Manar






