Le Nigeria est confronté à de nombreux cas de dégradation de la dignité humaine. Cette fois c’est l’armée nigériane qui se retrouve une fois de plus au cœur d’une vive controverse, à la suite de l’enlèvement et de la torture d’un militant, populairement connu sous le nom de juge Crack. Selon plusieurs sources, il aurait été enchaîné à un arbre sous un soleil brûlant pendant plus de 72 heures par des membres de l’armée relate Sahara reporters.
Son «crime», selon des proches et des informations relayées sur les réseaux sociaux, serait d’avoir dénoncé l’exécution extrajudiciaire d’un homme nigérian par des soldats à son domicile, tout en pointant du doigt les conditions de vie difficiles des soldats de rang. Dans une vidéo poignante partagée sur X par un utilisateur nommé @drkenon2, et relayée par SaharaReporters, une femme présentée comme une proche de la victime apparaît en larmes, dénonçant les conditions atroces dans lesquelles Justice serait détenu.
Visiblement traumatisée, elle a dénoncé la dérive du pays vers un « État policier », où les citoyens seraient punis pour avoir réclamé des comptes. « Justice est sous le soleil. Il a été attaché à un arbre et laissé dehors pendant 72 heures. Il a été torturé par l’armée. Quel est son crime ? Son crime, c’est d’avoir parlé pour les Nigérians opprimés », a-t-elle déclaré.
Elle a également affirmé que Justice serait devenu une cible après avoir exposé le « meurtre brutal » d’un civil par des soldats, tout en plaidant en faveur des soldats « appauvris » et négligés par le haut commandement militaire. « Quand allons-nous enfin nous battre pour notre voix ? Nous n’avons plus de voix. Rien ne fonctionne correctement dans ce pays, et cela peut arriver à n’importe qui demain », a-t-elle ajouté.
Ce rapport a suscité une vague de condamnations sur les réseaux sociaux, où de nombreux Nigérians accusent l’armée de pratiquer une justice sélective et d’exercer une oppression institutionnelle.
TV-A avec sahara reporters






