Les mouvements terroristes sont aux abois dans le Sahel. Acculés entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, ils ont tenté le tout pour le tout le 25 avril dernier. Ainsi une attaque coordonnée regroupant plusieurs mouvements terroristes visait à prendre Bamako et à s’emparer du pouvoir. Voulant imiter l’offensive menée en Syrie contre Bachar al-Assad, les terroristes auraient mobilisé près de 12 000 hommes équipés d’armes lourdes, de véhicules blindés et de drones kamikazes.
Malheureusement pour les assaillants, cette attaque s’est transformée en véritable hécatombe. Les forces armées maliennes (FAMa) ont infligé de lourdes pertes aux groupes terroristes. Plus de 3 000 combattants ont été tués en une semaine, dont plus de 1 000 en une seule journée. Les militaires maliens n’avaient jamais réalisé une telle prouesse depuis le début de la crise sécuritaire en 2011.
À la suite de cette défaite, les terroristes ont progressivement abandonné plusieurs positions qu’ils contrôlaient. Incapables de faire face à l’armée et de traverser les frontières vers l’Algérie et la Mauritanie, une frontière de 1000 km constamment surveillées par des drones afin d’empêcher tout retour vers leurs bases arrière, ils se sont transformés en coupeurs de route. Ne pouvant plus retourner dans les pays voisins, les terroristes ciblent désormais les civils. Lorsqu’ils ne tuent pas leurs victimes, ils tentent d’organiser une forme de blocus en détruisant les camions de marchandises qui ravitaillent les villes. Ainsi, les axes de Kita et de Kayes sont devenus ces derniers temps les principales cibles de ces criminels, dont le rêve de renverser le pouvoir militaire est maintenant compromis. Le 05/05, des camions sénégalais ont été incendiés entre Kayes et Bamako, sur l’axe ouest. Un chauffeur a malheureusement été blessé puis évacué. Le 06/05, cinq camions de transport de fret marocains ont également été attaqués et incendiés entre Bougouni et Bamako, sur l’axe sud. Désormais, les forêts sont devenues leurs principaux lieux de refuge.
Face à cette situation, les forces armées maliennes et leurs alliés russes du groupe Africa Corps accentuent les frappes et parviennent à détruire les moyens logistiques ainsi que les réserves de carburant des groupes terroristes. Les combattants sont désormais contraints de se cacher dans les forêts, dans l’espoir d’échapper aux raids aériens de l’armée de l’air malienne.
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