La lutte contre l’émigration clandestine se poursuit avec intensité sur les côtes atlantiques, devenues l’une des principales voies de passage vers l’Europe. Ce vendredi 29 mai, les garde-côtes mauritaniens ont intercepté, au large de Nouadhibou, capitale économique du pays, une importante embarcation transportant 213 migrants en situation irrégulière, rapporte Truth Magazine.
D’après les informations relayées par plusieurs médias mauritaniens, le groupe était composé majoritairement de ressortissants ouest-africains, dont 100 Sénégalais et 72 Gambiens. Le reste des migrants comprenait également des Guinéens, des Ivoiriens ainsi qu’un Malien.
Parmi les personnes interceptées figuraient 20 femmes et 11 enfants, illustrant une nouvelle fois la dimension humaine et dramatique des réseaux migratoires clandestins qui empruntent les côtes mauritaniennes dans l’espoir de rejoindre les îles Canaries espagnoles.
Selon les mêmes sources, une première partie des migrants a été transférée vers l’hôpital régional de Dakhlet Nouadhibou pour des contrôles sanitaires et une prise en charge médicale, tandis que le reste du groupe était en cours d’acheminement vers les structures compétentes.
À partir du mois de mai jusqu’au mois d’octobre, période marquée par des conditions météorologiques généralement plus favorables et une mer moins agitée, de nombreux migrants choisissent de quitter les côtes africaines pour tenter de rejoindre l’Europe. Cette traversée est devenue un véritable business parallèle entretenu par des réseaux mafieux qui empochent des millions de francs CFA. En effet, le coût du voyage peut varier entre 400 000 et 600 000 francs CFA par candidat.
Le drame est que ces traversées sont souvent à l’origine de véritables hécatombes, avec des milliers de jeunes engloutis chaque année dans les eaux de l’Atlantique.
TV-A avec Truth Magazine.






