Kinshasa – Face à la résurgence de l’épidémie d’Ebola en Afrique du centre, le président burundais Évariste Ndayishimiye a appelé les États africains et la communauté internationale à privilégier la solidarité plutôt que la fermeture des frontières. Le chef de l’État burundais, également président en exercice de l’Union africaine, s’est exprimé lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue congolais Félix Tshisekedi à Kinshasa lors d’une visite à Kinshasa.
Selon Évariste Ndayishimiye, la fermeture des frontières ne constitue pas la meilleure réponse face à l’épidémie. Il a plaidé pour une approche fondée sur la coopération régionale, la prévention et le respect des recommandations scientifiques afin de contenir la propagation du virus. Pour illustrer son propos, il a cité l’exemple du Burundi, qui a choisi de maintenir ses frontières ouvertes tout en renforçant les mesures de prévention, de surveillance sanitaire et de contrôle aux points d’entrée.
Le président en exercice de l’Union africaine a souligné l’importance d’une collaboration étroite entre les pays de la région, les autorités sanitaires nationales et les partenaires internationaux. Selon lui, seule une réponse coordonnée permettra de faire face efficacement à cette menace sanitaire.
Cet appel intervient alors que la République démocratique du Congo poursuit ses efforts de lutte contre Ebola à travers des opérations de surveillance épidémiologique, la prise en charge des personnes infectées et des campagnes de sensibilisation dans les zones touchées.
Les autorités congolaises, appuyées par plusieurs partenaires de santé publique, restent mobilisées pour limiter la propagation du virus et protéger les populations exposées. Dans ce contexte, les dirigeants africains sont invités à renforcer leur coopération afin de soutenir les pays affectés et d’éviter des mesures susceptibles de freiner les échanges tout en ayant une efficacité limitée sur le contrôle de l’épidémie.
TV-A avec Radio Okapi






