Ouagadougou, 26 juin 2026 – Le gouvernement burkinabè a officiellement demandé au Parlement européen de procéder au « retrait diligent » de la résolution intitulée « La répression persistante de l’espace civique et des libertés fondamentales au Burkina Faso », adoptée le 18 juin 2026. Cette requête figure dans une note adressée le 25 juin à la Délégation de l’Union européenne au Burkina Faso par le ministère des Affaires étrangères.
Selon les autorités burkinabè, cette résolution repose sur un mémoire « volontairement tronqué, mal fondé et inexact ». Le gouvernement estime que le texte adopté par les eurodéputés présente une lecture partiale de la situation nationale et ne reflète pas les réalités du contexte sécuritaire auquel le pays est confronté.
Dans sa correspondance reprise par le site Sidwaya.info, l’Exécutif burkinabè met en garde contre les conséquences d’un éventuel maintien de la résolution. Il affirme que, « en cas de non-prise en compte de la présente invite, le Parlement européen endossera toute la responsabilité de la détérioration durable de la coopération du Burkina Faso avec les institutions de la Commission ».
Cette démarche intervient après une première note verbale transmise le 23 juin aux institutions européennes. Dans ce document, Ouagadougou rejetait déjà avec fermeté la résolution du Parlement européen, dénonçant des appréciations jugées partiales, des informations erronées ainsi qu’une ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain.
Les autorités burkinabè contestent notamment certaines accusations inspirées, selon elles, par les déclarations de l’eurodéputé français Christophe Gomart. Elles estiment que ces affirmations ne reposent pas sur une évaluation objective de la situation du pays.
Le gouvernement rappelle également que la crise sécuritaire qui affecte le Sahel trouve son origine dans la déstabilisation de la Libye en 2011. Il met en avant les efforts engagés par les forces de défense et de sécurité ainsi que les avancées enregistrées dans la reconquête du territoire national et la lutte contre le terrorisme.
Cette nouvelle montée de tension entre Ouagadougou et les institutions européennes intervient dans un contexte de relations diplomatiques marquées par des divergences sur les questions de gouvernance, de droits humains et de sécurité.
TV-A avec sidwaya






