lun 17 Août 2026

Ouganda: le chef des forces de défense annonce la fermeture des médias sans une autorisation de la justice.

Kampala – Le chef des forces de défense de l’Ouganda (CDF), le général Muhoozi Kainerugaba, a annoncé la fermeture de plusieurs médias appartenant au Nation Media Group (NMG), affirmant ne pas croire « à une presse libre ». Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions entre les autorités et certains organes de presse du pays.

Selon plusieurs rapports, les chaînes NTV Uganda et Spark TV ont cessé d’émettre aux premières heures de dimanche, à la suite d’une importante opération des forces de sécurité menée dans la nuit dans les locaux du Nation Media Group à Kampala. Le statut du journal Daily Monitor et des autres médias du groupe restait incertain au moment de la publication.

Basé au Kenya, le Nation Media Group est l’un des principaux groupes de presse d’Afrique de l’Est. En Ouganda, il est notamment propriétaire du quotidien Daily Monitor, des chaînes NTV Uganda et Spark TV, ainsi que des stations de radio KFM et Dembe FM.

Cette intervention fait suite à une série de publications du général Muhoozi Kainerugaba sur le réseau social X. Dans l’un de ses messages, le fils du président Yoweri Museveni a déclaré : « Mzee a approuvé mon plan de fermer à la fois NTV et Monitor. Nous déménageons immédiatement ! »

Dans un autre message, il a affirmé : « À partir de maintenant, toutes les mauvaises histoires sur l’Ouganda doivent être effacées par mon bureau ! En Ouganda, je ne crois pas à une presse libre ! La presse devrait être guidée par les cadres de la révolution. »

Ces déclarations ont suscité de vives inquiétudes parmi les défenseurs de la liberté de la presse, qui dénoncent une nouvelle atteinte à l’indépendance des médias dans un pays où les relations entre les autorités et les organes de presse sont régulièrement marquées par des tensions.

À ce stade, aucune déclaration officielle détaillant le fondement juridique de cette fermeture n’a été rendue publique par le gouvernement ougandais. De son côté, le Nation Media Group n’avait pas encore communiqué officiellement sur les mesures prises contre ses médias au moment de la rédaction de cet article.

Cette affaire intervient alors que les organisations de défense des droits humains continuent d’exprimer leurs préoccupations quant à l’évolution de la liberté d’expression et de la liberté de la presse en Ouganda, à l’approche des prochaines échéances politiques. Le comportement du général Muhoozi Kainerugaba devient très inquiétant. Lors de la dernière présidentielle il avait demandé à l’armée de tuer ses concitoyens ainsi que le chef de l’opposition Bobie Wine. Quelques mois plu tard il fait kidnapper un avocat ancien maire de Kampala parce que ce dernier lui avait adressé une assignation.

TV-A

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