lun 17 Août 2026

Centrafrique: les 20 artisans miniers pris en otage près de Boali enfin libérés par la gendarmerie avec l’appui de la jeunesse

Bangui, le 9 juillet 2026 (RJDH) — Les vingt artisans miniers enlevés mardi dernier sur un site d’exploitation aurifère situé près du village de Kozindoro, à une soixantaine de kilomètres de Boali, dans la région du Plateau, ont été tous libérés ce jeudi 9 juillet 2026. Leur libération est le résultat d’une mobilisation conjointe de la jeunesse locale et de la gendarmerie.

Selon le réseau des journalistes pour les droits de l’homme (RJDH), les faits se sont produits mardi, lorsque des hommes armés non identifiés ont fait irruption sur un chantier minier où travaillaient une vingtaine de jeunes artisans. Les assaillants les ont dépouillés de leurs biens, les ont violemment passés à tabac avant d’exiger une rançon de 200 000 francs CFA pour chacun d’eux.

Alertées peu après les faits, les forces de sécurité se sont rapidement déployées dans la zone. Parallèlement, les jeunes de la localité ont lancé leurs propres recherches afin de retrouver les ravisseurs. « Dès que nous avons été informés, nous nous sommes rendus sur le terrain avec nos éléments pour tenter de libérer les otages. De son côté, la jeunesse de la localité a pris l’initiative de rechercher les malfaiteurs. Sous cette pression, ces derniers ont relâché dix-sept otages avant de s’enfuir avec trois autres personnes ainsi que leurs motos. Ils ont poursuivi leur fuite de chantier en chantier, dépouillant et torturant les artisans miniers. Ce matin, malgré la pluie, nous sommes retournés sur les lieux et avons réussi à libérer les trois derniers otages. Ils se trouvent actuellement à la brigade de gendarmerie », a confié une source militaire proche de la gendarmerie de Boali.

Au cours de leur fuite, les assaillants ont abandonné plusieurs effets militaires, notamment des tenues de camouflage et des rangers, qui pourraient constituer des éléments utiles à l’enquête en cours.

Cette nouvelle attaque s’inscrit dans un contexte de dégradation de la situation sécuritaire dans la région de Boali. Depuis le mois de février, les enlèvements contre rançon se multiplient dans cette partie du pays. Selon plusieurs sources locales, des groupes armés ciblent régulièrement les habitants, notamment des bouchers, exigeant des rançons variant entre 200 000 et 2 000 000 de francs CFA pour leur libération.

La recrudescence de ces actes de kidnapping alimente les inquiétudes des populations locales, qui continuent d’appeler au renforcement de la présence des forces de sécurité, malgré les efforts des autorités visant à rétablir durablement l’autorité de l’État dans cette zone.

TV-A

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