Bamako – Les Forces armées maliennes (FAMa) affirment avoir remporté une victoire majeure à Anefis, dans la région de Kidal, à l’issue d’intenses combats menés du 4 au 10 juillet 2026 contre une coalition de groupes armés terroristes. Selon les autorités militaires, cette victoire serait le résultat d’une stratégie élaborée de longue date, consistant à attirer les combattants ennemis dans une zone où ils seraient plus vulnérables.
Dans une interview accordée à l’ORTM, le chef d’état-major général des armées, le général de division Élisé Jean Dao, a expliqué que le retrait des FAMa de Kidal n’était pas un abandon du terrain, mais une manœuvre tactique. Selon lui, cette décision visait à inciter les groupes armés à engager une offensive d’envergure contre les positions maliennes à Anefis.
« C’est par malice stratégique que nous avons quitté Kidal. Les terroristes ont pris confiance et sont venus réellement au combat à Anefis. Cela nous a permis de les anéantir et de dérouler le rouleau compresseur », a déclaré dans une interview accordée à l’ORTM, le chef d’état-major général des armées, le général de division Élisé Jean DAO, a annoncé que c’est par malice stratégique que les FAMa ont laissé Kidal, et le résultat est la victoire d’Anefis
D’après les autorités militaires, plus de 5 000 combattants appartenant à la coalition JNIM/FLA, affiliée à Al-Qaïda selon les FAMa, auraient participé à cette offensive. Les responsables militaires estiment que cette concentration de forces ennemies a facilité leur engagement dans un affrontement direct, loin de leurs voies habituelles de repli vers les frontières mauritanienne et algérienne.
Les combats les plus violents se sont déroulés autour de la localité d’Anefis ainsi que sur l’axe routier Gao-Anefis. Les FAMa indiquent avoir conservé le contrôle de leurs positions tout au long des affrontements.
Selon le bilan communiqué par l’armée malienne, environ 2 000 combattants de la coalition terroriste ont été neutralisés. Les FAMa annoncent également la destruction ou la récupération de près de 300 engins, dont 14 véhicules blindés, ainsi que de nombreux pick-up et motos utilisés par les groupes armés.
Du côté des forces maliennes, le bilan officiel fait état de 30 militaires tués. Des blessés ont été évacués vers les hôpitaux de Gao et de Bamako pour y recevoir des soins.
À ce stade, ces informations proviennent exclusivement des autorités militaires maliennes et n’ont pas fait l’objet d’une confirmation indépendante
Ibrahima TV-A






