Selon des sources contactées par le site seneweb, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a saisi le Conseil constitutionnel afin d’obtenir un avis sur la possibilité d’organiser simultanément les élections législatives et les élections locales.
Cette consultation intervient dans un contexte marqué par des spéculations autour d’une éventuelle dissolution de l’Assemblée nationale. D’après les mêmes sources, cette dissolution pourrait intervenir à la fin du mois de novembre 2026, ouvrant ainsi la voie à l’organisation d’élections législatives anticipées.
L’objectif de la saisine présidentielle est de déterminer si le cadre juridique et constitutionnel autorise la tenue concomitante des deux scrutins. L’avis du Conseil constitutionnel devrait ainsi permettre de clarifier la faisabilité d’un calendrier électoral jumelé et de sécuriser, sur le plan du droit, une telle option.
Si cette hypothèse est validée, le Sénégal pourrait connaître une séquence électorale inédite, avec l’organisation, le même jour, des élections destinées à renouveler les députés de l’Assemblée nationale ainsi que les conseils municipaux et départementaux. Une telle configuration présenterait des avantages en matière de rationalisation des coûts et d’organisation, mais nécessiterait également une préparation logistique et administrative particulièrement rigoureuse.
À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite par la présidence de la République ni par le Conseil constitutionnel sur cette saisine. L’attente se porte désormais sur la réponse des juges constitutionnels, qui pourrait avoir un impact majeur sur le calendrier politique du pays dans les prochains mois.
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