Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a affirmé jeudi que le futur accord de coopération nucléaire civile entre les États-Unis et l’Arabie saoudite sera soumis à l’approbation du Congrès, tout en assurant qu’il comprendra des garanties strictes destinées à empêcher toute utilisation à des fins militaires.
En déplacement aux Philippines, Marco Rubio a déclaré que tout partenariat américain dans le domaine de l’énergie nucléaire civile repose sur des mécanismes de contrôle visant à prévenir le détournement de technologies vers un programme d’armement. «Tout accord que nous conclurons avec n’importe quel pays du monde en matière d’énergie nucléaire civile comportera des garanties visant à s’assurer qu’il ne puisse pas être détourné vers un programme d’armement », a-t-il déclaré devant la presse.
Selon l’agence de presse anadolu, le chef de la diplomatie américaine a souligné que Washington privilégie une coopération directe avec les pays souhaitant développer un programme nucléaire à vocation exclusivement pacifique. Il a qualifié l’Arabie saoudite de «partenaire stratégique important », estimant qu’un tel accord est conforme aux intérêts des deux pays.
Marco Rubio a également rappelé que tout accord de cette nature devra être examiné par le Congrès américain avant son entrée en vigueur. « Nous veillerons donc à ce que, pour obtenir l’approbation du Congrès, ces garanties soient bien en place », a-t-il insisté.
Cette déclaration intervient au lendemain de l’annonce de la signature d’un accord de coopération nucléaire entre Washington et Riyad. Selon le ministère américain de l’Énergie, le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, et le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdulaziz bin Salman, ont signé un accord de coopération nucléaire à des fins pacifiques, communément appelé « accord 123 », ainsi qu’un accord bilatéral sur les garanties.
Cet accord constitue une nouvelle étape dans le renforcement du partenariat stratégique entre les États-Unis et l’Arabie saoudite dans le domaine de l’énergie. Les autorités américaines soulignent toutefois que sa mise en œuvre dépendra du respect des exigences de non-prolifération nucléaire et de l’approbation du Congrès.
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