Gaza – Le Hamas a réaffirmé, vendredi, son refus d’engager tout processus de désarmement avant le retrait complet des forces israéliennes de la bande de Gaza. Cette position a été exprimée par Ghazi Hamad, membre de la délégation de négociation du mouvement palestinien, qui a insisté sur le fait que cette question demeurait étroitement liée à la mise en œuvre des engagements prévus dans l’accord de cessez-le-feu ainsi qu’à la reconstruction de l’enclave palestinienne.
Dans une interview accordée à la chaîne qatarie Al Jazeera, Ghazi Hamad a déclaré qu’Israël ne jouerait aucun rôle dans un éventuel processus de désarmement, lequel relèverait exclusivement d’un comité national palestinien. Selon lui, le Hamas n’envisagera aucune mesure en ce sens tant que les autorités israéliennes n’auront pas honoré les obligations qui leur incombent en vertu de l’accord.
Le responsable palestinien a décrit les discussions en cours comme étant « difficiles et ardues », tout en affirmant que le Hamas cherchait à obtenir les meilleures garanties possibles afin de préserver les droits du peuple palestinien. Il a également salué les efforts de médiation de l’Égypte, du Qatar et de la Türkiye, estimant que leur implication avait permis de faire progresser les négociations.
Ces déclarations interviennent au lendemain de l’annonce du président américain Donald Trump, qui a affirmé qu’un accord avait été conclu en vue du désarmement complet du Hamas et des autres groupes armés opérant dans la bande de Gaza. Selon Washington, cet accord prévoit un retrait progressif des forces israéliennes au rythme de l’avancement du processus de désarmement.
Donald Trump a également rendu hommage à l’Égypte, au Qatar et à la Türkiye pour leur rôle dans les négociations, qualifiant l’accord d’« avancée historique ». Il a indiqué que sa mise en œuvre se ferait de manière graduelle, avec le déploiement d’une force internationale de stabilisation appelée à travailler aux côtés d’une nouvelle force de police palestinienne afin d’assurer la sécurité dans la bande de Gaza.
Sur le plan humanitaire, le conflit continue de laisser un lourd bilan. Selon les chiffres cités par les autorités sanitaires de Gaza, plus de 73 000 Palestiniens ont été tués et plus de 174 000 autres blessés depuis le début de la guerre, la majorité étant des femmes et des enfants. Les mêmes sources estiment qu’environ 90 % des infrastructures de l’enclave ont été détruites.
Le cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre 2025 dans le cadre d’un plan en 20 points présenté par Donald Trump pour Gaza, fait toujours l’objet d’un suivi par le Conseil de la Paix qu’il préside. Malgré cette trêve, les autorités de Gaza affirment que les opérations militaires israéliennes se sont poursuivies dans plusieurs secteurs de l’enclave. Selon ces mêmes sources, 1 214 Palestiniens ont été tués et 3 977 autres blessés depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, tandis que les destructions matérielles continuent de s’aggraver.
TV-A avec anadolu






