La République démocratique du Congo a commémoré, ce dimanche 2 août 2026, la quatrième édition de la Journée nationale du GENOCOST, une journée de mémoire consacrée aux millions de Congolais victimes des guerres et des conflits armés qui endeuillent le pays depuis près de trois décennies.
Contraction des mots « Geno » (génocide) et « Cost » (coût), le terme GENOCOST désigne le génocide congolais lié, selon les autorités, à l’exploitation des richesses naturelles du pays à des fins économiques. Instituée par le gouvernement, cette journée vise à préserver la mémoire des victimes tout en sensibilisant l’opinion nationale et internationale aux conséquences humaines des conflits qui secouent la République démocratique du Congo.
Cette année, rappelle le site actualité cd, la commémoration revêt une portée particulière puisqu’elle marque la quatrième célébration depuis l’adoption par le Parlement et la promulgation, le 26 décembre 2022, par le président Félix Tshisekedi, de la loi n°22/065 fixant les principes fondamentaux relatifs à la protection et à la réparation des victimes. La cérémonie officielle s’est tenue au Mémorial du GENOCOST, à Kinshasa, sous la présidence du Chef de l’État.
Placée sous le thème «Maintenant que tu sais, que fais-tu ?», cette édition a également été l’occasion pour le Directeur général du Fonds national de réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et à la sécurité de l’humanité (FONAREV), Patrick Fata Makunga, de présenter le bilan des actions menées par son institution depuis sa création.
Selon lui, le processus national d’identification des victimes constitue une avancée majeure dans la reconnaissance des personnes affectées par les conflits. «Depuis sa création, le FONAREV s’efforce chaque jour de transformer cette promesse de réparation en réalité concrète. Aujourd’hui, plus de 1,2 million de personnes ont déjà été enregistrées dans le cadre du processus national d’identification des victimes. Derrière ce chiffre considérable se trouvent autant d’histoires de souffrance, de résilience et d’espérance», a déclaré Patrick Fata Makunga. Le Directeur général estime que cette démarche marque un tournant historique dans la reconnaissance des victimes. «Pour la première fois dans notre pays, les victimes sortent progressivement de l’invisibilité. Chaque enregistrement est un nom retrouvé, une histoire reconnue, une souffrance que la Nation accepte enfin de regarder en face», a-t-il souligné.
Au-delà de l’identification, le FONAREV affirme avoir renforcé son assistance en faveur des populations touchées par les violences. L’établissement public indique avoir assuré la prise en charge des victimes les plus vulnérables dans plusieurs provinces affectées par les conflits, financé des interventions chirurgicales réparatrices, facilité l’accès aux soins de santé mentale, soutenu des initiatives communautaires de résilience et apporté une assistance aux personnes déplacées ainsi qu’aux réfugiés congolais.
À travers cette quatrième commémoration du GENOCOST, les autorités congolaises réaffirment leur engagement à faire de la mémoire, de la justice et de la réparation les fondements de la reconstruction nationale, tout en poursuivant les efforts en faveur de la reconnaissance et de la dignité des millions de victimes des conflits armés en République démocratique du Congo.
TV-A avec actualité cd






