L’évolution du marché énergétique régional accompagnée d’un accroissement de la demande sur le gaz algérien, ces dernières années, ouvre de nouvelles perspectives de développement pour la Sonatrach qui mise, désormais, sur l’activité exploration-production.
Selon le quotidien algerien «Aujourd’hui » le géant africain des hydrocarbures débloque une enveloppe financière de 45 milliards de dollars consacrée au développement de cette activité stratégique pour l’avenir du groupe. Ce qui représente un taux de 75% du budget consacré par la Sonatrach à la concrétisation de son plan de développement 2026-2030, qui est de l’ordre de 60 milliards de dollars. En fait, l’attachement de la Sonatrach au développement de l’activité exploration-production n’est pas étonnant. Le groupe vise à la fois l’amélioration de la production nationale, le renouvellement des ressources, mais aussi à attirer l’investissement étranger dans l’amont. «L’activité exploration et production représente à elle seule 75% des investissements de développement consentis par Sonatrach pour la période 2026-2030», affirme le PDG de Sonatrach, Noureddine Daoudi,
Forage de près de 1 500 puits
En allant dans les détails, le plan d’action de la Sonatrach à l’horizon 2030 porte sur l’accroissement des plateformes de forage dans le sud du pays. Au total, près de 1 500 puits seront réalisés durant cette période, dont «500 puits d’exploration, 950 pour le développement des gisements en exploitation et la réalisation d’environ 6 300 opérations sur les puits existants», selon le PDG du groupe public des hydrocarbures. En effet, depuis 2020, le développement de l’activité amont, notamment dans le domaine gazier, s’est taillée la part du lion dans les précédents plans d’action de la Sonatrach. Une démarche dictée à la fois par une urgence locale liée à l’impératif renouvellement des ressources du pays et, de l’autre, à l’amélioration de la production nationale pour répondre à une demande interne et externe croissante.
Sur le plan régional, la cote du gaz algérien monte d’une manière significative, et ce, après les demandes formulées par de nombreux pays européens qui cherchent à sécuriser leur approvisionnement en se tournant vers l’Algérie. Cet intérêt pour le gaz algérien est accompagné par l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché national des hydrocarbures.
L’investissement étranger dans l’amont gazier ne cesse de croître. Pour les quatre prochaines années, le groupe public des hydrocarbures table sur un investissement de 12 milliards de dollars. Selon Nour Eddine Daoudi, «26% du budget global d’investissement exploration et production est prévu en partenariat».
17 découvertes en 2025
Autrement dit, Sonatrach reste le plus grand investisseur dans le domaine des hydrocarbures en Algérie, en assurant plus de 80% de la production nationale en effort propre et 10% en partenariat. Le groupe continue de fournir de grands efforts en matière d’exploration. L’année dernière, plus de 17 découvertes ont été réalisées «concentrées dans des bassins dits matures, démontrant que notre domaine minier demeure largement prospectif», explique le premier responsable de Sonatrach.
Outre l’amélioration de la production du pays en énergie primaire, l’effort est orienté ces dernières années vers la valorisation locale de la production de brut. Sonatrach table sur un taux de transformation de 53% de la production durant les prochaines années contre 32% actuellement. Pour le développement de cette filière, le groupe public des hydrocarbures consacre plus de 7,8 milliards de dollars à la réalisation de grands projets dans le domaine à l’horizon 2030, soit 13% du budget de développement de la Sonatrach pour les cinq prochaines années.






