Le président colombien, Gustavo Petro, annonce qu’il a échappé à une tentative d’assassinat, après sa rencontre avec Donald Trump : «Hier soir, je n’ai pas pu atterrir car j’ai été informé que l’hélicoptère à bord duquel je voyageais avec mes filles allait être pris pour cible. Ils n’ont même pas allumé les lumières à l’endroit où je devais atterrir (…) Un général a ordonné le retrait des forces de police ; quelqu’un lui a donné l’ordre de placer des substances psychoactives», a-t-il déclaré. Lors d’un conseil des ministres retransmis en direct, Petro a expliqué que l’hélicoptère qui le transportait n’avait pu atterrir comme prévu dans le département de Cordoba, sur la côte caraïbe colombienne, car son équipe de sécurité «redoutait» que «l’on tire» sur l’appareil. «Nous avons pris le large pendant quatre heures et je suis arrivé là où cela n’était pas prévu, fuyant pour qu’on ne me tue pas», a-t-il expliqué. Le président de gauche, au pouvoir depuis 2022, affirme depuis des mois que des réseaux armés liés au narcotrafic veulent attenter à sa vie. Dans ce présumé complot figurerait des narcotrafiquants vivant à l’extérieur du pays et des guérilleros locaux, comme Ivan Mordisco, le criminel le plus recherché du pays qui dirige la principale dissidence de la guérilla des ex-Farc n’ayant pas signé l’accord de paix de 2016.
À Cordoba opère le Clan del Golfo, le plus grand cartel de drogue du pays, qui a annoncé la semaine dernière sa décision de suspendre les pourparlers de paix en cours au Qatar, engagés en septembre avec le gouvernement.






