mer 18 Mar 2026

Conséquence économique de la guerre d’Iran: le baril de pétrole pourrait atteindre 150 dollars

Le ministre de l’énergie du Qatar, Saad al-Kaabi a assuré qu’il faudrait des mois pour que la production de pétrole qatarie revienne à son niveau de début d’année. Il a même prédit que le prix du pétrole pourrait flamber à 150 dollars le baril si le conflit au Moyen-Orient s’enlisait.

Le Qatar n’est pas optimiste quant à sa production de pétrole dans les prochaines semaines. Saad al-Kaabi, ministre de l’Énergie du pays a expliqué au Financial Times que même si la guerre prenait fin dès aujourd’hui, il faudrait des semaines, voire des mois pour que son pays retrouve son niveau de production du début d’année. Le royaume a été touché par une frappe de drone iranienne sur sa plus grande usine de gaz naturel liquéfié (GNL). Deuxième producteur mondial, cette perte fait trembler l’Occident, alors qu’al-Kaabi assure que la guerre au Moyen-Orient pourrait « faire s’effondrer les économies du monde ». Et tant qu’il n’y a pas un accord de paix le Qatar refuse de reprendre la production. Seule solution pour éviter cette explosion des prix: un accord de paix, ou du moins de cessez-le-feu. La production au Qatar ne reprendra pas tant qu’il n’y aura pas eu de cessation complète des hostilités, a assumé le ministre. Loin d’être gagné alors que les frappes aériennes se poursuivent chaque jour, dans tout le Moyen-Orient.

Le ministre estime que si le conflit durait plusieurs semaines, les pays exportateurs d’énergie du Golfe cesseraient leurs productions, faisant flamber le prix du baril à 150 dollars d’ici trois semaines. Le prix du baril a déjà grimpé de 2,5% ce vendredi matin, pour atteindre 87,6 dollars, son plus haut niveau depuis le début du conflit. Le Qatar a lui déjà interrompu ses forages, invoquant la «force majeure». Cette clause permet aux pays exportateurs de stopper leur production sans subir de conséquences juridiques de la part de leurs clients.

«Nous nous attendons à ce que tous ceux qui n’ont pas encore invoqué la force majeure le fassent dans les prochains jours, tant que la situation perdure. Tous les exportateurs de la région du Golfe devront invoquer la force majeure. S’ils ne le font pas, ils devront tôt ou tard en assumer les conséquences juridiques», a prédit Kaabi. Une flambée des prix du gaz également

Et même si le Qatar exporte peu vers l’Europe, le Vieux Continent serait forcément touché selon lui, car les acheteurs asiatiques surenchériront pour tout le gaz disponible sur le marché.

«Cela va paralyser l’économie mondiale, a prédit al-Kaabi. Si cette guerre se prolonge pendant quelques semaines, la croissance du PIB mondial sera affectée. Le prix de l’énergie va augmenter pour tous. Il y aura des pénuries de certains produits et un effet domino se produira, les usines étant incapables de produire ». D’après lui, les prix du gaz pourraient aussi atteindre 40 dollars par million d’unités thermiques, soit quatre fois plus qu’avant le début du conflit. Une situation encore aggravée par le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transite 20% du gaz et du pétrole mondial.

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