lun 2 Mar 2026

Terrorisme en Afrique : Quand l’occident parraine l’insécurité pour perpétuer sa domination

La lutte contre l’insécurité est devenue l’une des principales préoccupations des pays africains. Dans plusieurs régions du continent, des groupes terroristes et le grand banditisme compromettent la quiétude des populations. Face à cette situation, l’Occident, souvent pointé du doigt pour son rôle supposé dans le financement ou l’instrumentalisation de groupes armés, se trouve de plus en plus en difficulté pour proposer des solutions durables.

Depuis les indépendances, seule la méthode a changé, mais l’objectif serait resté le même : s’accaparer des matières premières et des ressources naturelles en plaçant à la tête des États une élite politique docile. Cette stratégie a été à l’origine de nombreuses guerres de séparation après la Seconde Guerre mondiale. Chaque fois qu’une ressource importante était découverte dans une région, la meilleure manière de s’en emparer consistait à organiser un mouvement séparatiste afin de récupérer la production à vil prix. Le cas du Biafra au Nigeria, où la France est accusée d’avoir soutenu la guerre pour accéder au pétrole, est souvent cité en exemple.

Au Sénégal, la Casamance, l’une des premières destinations touristiques après les indépendances, a également connu un conflit séparatiste. Malgré la balkanisation qui avait déjà réduit les États africains à de micro-États, la stratégie néocoloniale s’est poursuivie. Cependant, avec le temps et la montée des idées panafricanistes, les luttes séparatistes ont progressivement perdu leur raison d’être.

Pour s’adapter à cette nouvelle réalité et maintenir l’insécurité, le terrorisme aurait alors été introduit, avec l’appui de relais locaux. Cette stratégie, qui remonte à la guerre d’Afghanistan avec Oussama Ben Laden, ancien allié des États-Unis contre l’URSS, s’est ensuite propagée du Moyen-Orient vers l’Afrique. Les autorités françaises sont régulièrement accusées d’être liées au JNIM, un groupe qui sème la mort sous couvert de l’islam, avec l’appui de réseaux médiatiques de propagande.

Cette insécurité sert également à justifier la présence étrangère dans certaines zones d’Afrique échappant au contrôle des États. Pour cela, il faut que les armées des États africains soient mal équipées et mal formées, afin de permettre ensuite à ces forces étrangères de se substituer à elles et de légitimer leur présence aux yeux de l’opinion publique. Pire encore, elles disposent parfois d’un droit de veto sur l’achat d’armes, conformément à des accords coloniaux qui sont toujours en vigueur dans certains pays. Pour les pays de l’AES, une grande partie de ces accords a tout simplement été rompue, car ils constituaient l’une des principales causes du retard et de la dépendance

Dans ces régions se développe une économie parallèle facilitant l’accès aux ressources naturelles. C’est dans ce contexte que les services de renseignement russes au Mali affirment avoir recueilli des informations mettant en cause certains généraux français accusés de collusion avec des groupes terroristes. Une plainte déposée au Conseil de sécurité de l’ONU par l’Etat malien contre la France n’a, à ce jour, pas encore abouti.

Concernant l’État islamique, le président américain, Donald Trump a lui-même accusé ses prédécesseurs, Barack Obama et Hillary Clinton, d’avoir contribué à la mise en place de cette organisation afin de déstabiliser certains régimes. Dans ce contexte, la Russie et la Turquie, devenues de nouvelles puissances militaires, apparaissent comme des partenaires jugés plus fiables par plusieurs pays africains.

La coopération entre ces nouvelles puissances et les États africains ouvre ainsi la voie à une réduction de l’influence occidentale, dont les pratiques sont de plus en plus exposées et contestées par l’opinion publique

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