lun 2 Mar 2026

Dominique de Villepin dénonce un «pari» américain en Iran et alerte sur un risque d’«enlisement»

L’attaque contre l’Iran par la coalition israélo-américaine suscite de nombreuses inquiétudes. Celle-ci risque de déboucher à la fois sur une catastrophe économique, avec une hausse vertigineuse des coûts du pétrole entraînant une flambée des prix, et sur une crise humanitaire au Moyen-Orient. Invité de France Inter, l’ancien chef du gouvernement estime que l’affaiblissement du régime iranien après la mort d’Ali Khamenei ne règle pas la crise et appelle à une défense ferme du droit international.

Ainsi, l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a estimé, lundi 2 mars sur France Inter, que l’intervention militaire menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran constituait «un pari» susceptible de se transformer en «piège», mettant en garde contre un risque d’«enlisement» et de «guerre asymétrique» dans la région.

Interrogé après l’annonce de la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans une frappe conjointe américano-israélienne, il a prévenu que l’élimination d’un dirigeant ne suffisait pas à résoudre la crise politique d’un pays. Selon lui, la stratégie de Washington repose sur l’hypothèse qu’une frappe ciblée pourrait entraîner un soulèvement populaire susceptible de renverser le pouvoir en place. «L’intervention qui a lieu aujourd’hui est un pari», a-t-il affirmé, évoquant également «le risque du durcissement du régime» et celui d’un conflit dit asymétrique, caractérisé par des actions indirectes, des attaques de groupes affiliés ou des opérations non conventionnelles.

Dominique de Villepin a estimé que les États-Unis «paieront très cher» l’abandon, selon ses termes, d’un ordre international fondé sur le droit. Il a plaidé pour un retour au respect du droit international, ensemble de règles régissant les relations entre États et encadrant notamment le recours à la force, jugeant que sa remise en cause conduirait à une logique de rapports de puissance.

Avec la radicalisation de l’Iran, les inquiétudes s’agrandissent au sein de l’administration Trump. Le Moyen-Orient pourrait ainsi devenir un bourbier, tandis que l’économie mondiale risque de s’effondrer. Dans le secteur du tourisme, les destinations vers les pays du Golfe deviennent une ligne rouge en raison des frappes iraniennes. À cela s’ajoute la fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transitent plus de 20 millions de barils de pétrole par jour.

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