Après la position ferme de l’Espagne, qui refuse de céder une base aux États-Unis pour mener des frappes contre l’Iran et participer à un conflit qu’elle estime contraire au droit international, c’est au tour du Royaume-Uni d’adopter une posture prudente. Le Premier ministre n’a pas mâché ses mots pour souligner que cette guerre ne concerne pas son pays. «Nous devons donc agir avec clarté, détermination et sang-froid », a déclaré Keir Starmer. Le chef du gouvernement britannique a été clair en affirmant qu’il n’était « pas prêt » à engager le Royaume-Uni dans un conflit sans base légale claire et sans plan détaillé, alors qu’il était interrogé sur l’absence de frappes offensives britanniques contre l’Iran. « Ce que je n’étais pas prêt à faire samedi, c’était que le Royaume-Uni rejoigne une guerre à moins d’être convaincu qu’il existait une base légale et un plan viable et réfléchi. Cela reste ma position », a indiqué Starmer lors de la séance des questions au Premier ministre, dans les colonnes de l’agence de presse Anadolu. « Nous devons donc agir avec clarté, détermination et sang-froid », a-t-il ajouté.
Afin d’éviter que ses concitoyens ne soient pris au piège du conflit, le chef du gouvernement a annoncé que l’État organiserait des vols pour évacuer les ressortissants britanniques du Moyen-Orient. « Le premier vol affrété devrait partir d’Oman plus tard ce jeudi, et deux autres suivront dans les prochains jours », a précisé Starmer, ajoutant que davantage de vols seraient mis en place dans les jours à venir, dont « un vol supplémentaire de British Airways depuis Oman ».
Il a également confirmé que, mercredi, « plus d’un millier de ressortissants britanniques sont revenus au Royaume-Uni sur des vols commerciaux en provenance des Émirats arabes unis » et que « huit autres vols doivent quitter les Émirats pour le Royaume-Uni ce jeudi ».
Starmer a indiqué que le Royaume-Uni travaillait étroitement avec les États-Unis afin de renforcer sa posture militaire dans la région, notamment par le pré-déploiement de radars, de systèmes de défense aérienne au sol, de dispositifs anti-drones et d’avions F-35. Il a ajouté que des hélicoptères équipés de capacités anti-drones seraient déployés cette semaine auprès de l’administration chypriote grecque et que le navire de guerre HMS Dragon serait envoyé en Méditerranée






