Abandonné par son pays et ses alliés naturels, le président des États-Unis semble désormais isolé dans cette guerre qu’il a déclenchée. Alors qu’il pensait mener une guerre éclair, la situation tourne à sa défaveur. La riposte iranienne contre les intérêts américains au Moyen-Orient a donné une autre tournure au conflit.
Trump, qui s’est démarqué de l’OTAN avant de se lancer dans cette guerre, est aujourd’hui contraint de faire des appels du pied aux pays européens pour sauver la face. Face au refus de l’Espagne et à la prudence des autres pays, dont l’opinion publique est déjà agacée par la guerre en Ukraine, les États-Unis devront compter sur eux-mêmes.
Hier, selon CNN, des responsables américains ont déclaré au Congrès que les drones Shahed iraniens représentaient un défi majeur et que les systèmes de défense aérienne « ne pourront pas tous les intercepter». La tactique d’épuisement utilisée par l’Iran constitue désormais le principal problème des États-Unis, qui commencent à puiser dans leurs stocks d’antimissiles.
C’est pourquoi des parlementaires américains ont également averti que le conflit pourrait se transformer en un véritable casse-tête mathématique, les stocks d’intercepteurs s’amenuisant. D’ailleurs, le sénateur Mark Kelly a affirmé que « nos réserves ne sont pas illimitées », tandis que des responsables ont reconnu que les drones « posent un problème plus important que prévu ».






