lun 2 Mar 2026

Guinée-Bissau : Domingos Simões Pereira entendu à la Cour suprême pour tentative de coup d’État

Le régime militaire en place en Guinée-Bissau, dirigé par les proches de l’ancien président Umaro Sissoco Embaló après avoir simulé un coup d’État pour empêcher l’opposition d’accéder au pouvoir, ne semble pas vouloir accorder de répit au leader de l’opposition, Domingos Simões Pereira.
Après le refus du président du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) de participer à un gouvernement d’union nationale sous un régime de transition dirigé par le général Horta N’Tcham, l’un des plus fidèles soutiens du pouvoir, les autorités ont enclenché la machine judiciaire afin de donner une apparence de légalité à leurs actions aux yeux de l’opinion publique.

Ainsi, Domingos Simões Pereira (DSP) doit être entendu par la Cour militaire suprême à Bissau, le 13 février prochain à partir de 9h30, a-t-il lui-même déclaré à la radio Capital FM. Cette audition s’inscrit dans le cadre d’une implication présumée du leader politique dans une affaire de «tentative de coup d’État» survenue en octobre 2025, qui avait conduit à l’arrestation de plusieurs militaires, dont le général de brigade Daba Na Walna.

Après 65 jours de garde à vue, Domingos Simões Pereira a été libéré la semaine dernière et placé sous surveillance judiciaire. Une mesure contestée par ses avocats, qui estiment que «l’assignation à résidence» est étrangère au système juridique guinéen. DSP a été arrêté le 26 novembre 2025, sans qu’aucune charge formelle ne soit retenue contre lui, quelques heures après la prise du pouvoir par les militaires en Guinée-Bissau, un événement qui a brutalement interrompu le processus électoral en cours.

Ce n’est pas la première fois que le leader du PAIGC est entendu par la Cour militaire suprême. En 2013, avant de prendre la tête du parti, il avait déjà été convoqué par la même juridiction dans le cadre d’une enquête sur une tentative de coup d’État survenue le 21 octobre 2012, liée à l’attaque du quartier général des forces armées. Toutefois, cette procédure n’avait pas permis d’établir l’implication de Domingos Simões Pereira dans la supposée manœuvre de subversion de l’ordre constitutionnel, et le politicien n’avait plus été inquiété par la suite.

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