lun 2 Mar 2026

 Guinée-Bissau : Mballo réussit son simulacre de coup d’État pour rester au pouvoir!


L’ancien président de la Guinée-Bissau a presque réussi son plan visant à se maintenir au pouvoir sans passer par les urnes. Avec des autorités militaires déjà installées aux commandes sous la présidence du général Horta Tcham, un proche et fidèle de l’ex-président Mballo, ce dernier continuait d’exercer le pouvoir à distance.

En somme, l’ami intime de l’ancien président sénégalais Macky Sall a appliqué une théorie que ce dernier avait tenté de mettre en avant à la veille de l’élection présidentielle, alors qu’il était politiquement en difficulté: «Venez au dialogue, sinon des forces organisées pourraient s’emparer du pouvoir.»

Lors de l’élection présidentielle, que Mballo avait déjà perdue selon les tendances au profit de son adversaire Fernando Dias da Costa, alors que tout le monde attendait la proclamation officielle des résultats par la Commission nationale électorale (CNE), l’ancien président a lui-même appelé plusieurs journalistes pour leur annoncer son arrestation par des militaires.

Une situation pour le moins étrange, car en dehors de quelques coups de feu tirés en l’air, sans blessés ni pertes en vies humaines, aucune action concrète n’a été constatée. Plus surprenant encore, le principal opposant, Siméos Domingos Pereira, leader du parti historique PAIGC, a été arrêté. Il avait pourtant été exclu du processus électoral par Mballo. Toutefois, l’opposant avait soutenu la candidature de Fernando Dias Santos, lequel est finalement parvenu à renverser la tendance électorale.

Dans un contexte ouest-africain où les coups d’État sont devenus presque banals, la junte a su imposer son agenda aux membres de la CEDEAO. Une transition d’un an a été actée, avec l’appui du Sénégal, malgré le refus de certains dirigeants qui exigeaient la poursuite normale du processus électoral.

Ce simulacre de coup d’État a été vivement dénoncé par l’opinion publique nationale et internationale, faisant de Mballo une figure assimilée à un dictateur dans un pays devenu un hub du narcotrafic, par lequel transite la drogue en provenance d’Amérique latine à destination de l’Europe.

Devenu un hôte encombrant, Mballo a quitté le Sénégal, puis le Congo-Brazzaville, avant d’atterrir au Maroc. N’eût été l’inculpation de son épouse au Portugal, où elle s’était rendue en éclaireuse, il serait aujourd’hui à l’abri dans une retraite dorée  en Europe

Malheureusement pour lui, Dinisia Reis Mballo, son épouse, a été mise en examen au Portugal le 16 décembre par la police judiciaire, pour des soupçons de contrebande et de blanchiment de capitaux. Elle était arrivée à Lisbonne accompagnée du chef du protocole d’Omar Cissokho Mballo, Fernando Titao, arrêté le dimanche 14 décembre pour les mêmes chefs d’accusation.

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