Donald Trump avait affirmé que l’arrestation de 800 personnes impliquées dans des manifestations armées visant à renverser le régime des ayatollahs, et passibles de la peine de mort, avait été suspendue. Selon l’ancien président américain, cette suspension figurait parmi les principales raisons ayant motivé l’arrêt d’une attaque contre l’Iran.
Cependant, le parquet iranien a formellement démenti ces déclarations. Le procureur général, Mohammad Movahedi Azad, a rejeté l’affirmation selon laquelle l’Iran aurait mis fin aux exécutions sous la pression de menaces étrangères. «L’affirmation de Trump selon laquelle l’Iran aurait arrêté 837 pendaisons en raison de menaces de nouvelles frappes puissantes est complètement fausse», a-t-il déclaré. «Un tel chiffre n’existe pas et le pouvoir judiciaire n’a pris aucune décision de ce genre», a-t-il ajouté sur un ton ferme.
Le chef du parquet a rappelé que l’Iran est un pays souverain et que son pouvoir judiciaire est une institution totalement indépendante, qui ne cède pas aux pressions extérieures. Il a également souligné l’existence d’une séparation claire des pouvoirs, précisant que la justice iranienne ne reçoit aucun ordre d’acteurs étrangers.
Par ailleurs, les autorités iraniennes ont annoncé la semaine dernière qu’environ 3 000 personnes avaient été arrêtées à la suite de 48 à 72 heures de violences extrêmes ayant secoué le pays. Ces troubles sont survenus après que des émeutiers ont détourné des manifestations initialement pacifiques, faisant usage d’armes à feu et causant des centaines de morts.






