Les États-Unis sont très inquiets de l’expansion diplomatique de la Russie en Afrique, qui semble s’élargir de plus en plus sur le continent. Pour mettre un terme aux ambitions grandissantes russes en Afrique, le régime de Trump est en train de faire pression afin d’obtenir des accords exclusifs dans certains pays limitrophes de l’AES (Burkina Faso, Niger et Mali), tout en tentant de renouer le dialogue avec ces trois pays.
Dans un passé récent, Donald Trump accusait le Nigeria de rester inerte face au massacre des chrétiens, une déclaration jugée trop provocatrice pour être un casus belli afin d’obtenir un accord pour une présence militaire et pouvoir espionner les États. Finalement, Trump a eu gain de cause, car les États-Unis ont déployé plus d’une centaine de militaires sur une base aérienne à Bauchi, au Nigeria, pour aider à la formation et au renseignement afin de lutter contre le groupe terroriste Boko Haram, que lui-même avait accusé les deux présidents républicains, Bill Clinton et Barack Obama, d’avoir créé pour déstabiliser la sous-région.
Ce dimanche 23 février, à la Maison-Blanche, les membres du Congrès américain ont proposé de conclure un accord avec le Nigeria pour protéger les chrétiens du pays et « contrer les activités de la Russie dans la région ». « Nous recommandons de conclure un accord bilatéral entre les États-Unis et le gouvernement nigérian afin de protéger les communautés chrétiennes vulnérables contre les persécutions violentes, d’éliminer les activités terroristes djihadistes dans la région, de poursuivre la coopération économique et de contrer les adversaires [des États-Unis] dans la région, notamment la Chine et la Fédération de Russie », indique le communiqué.
Dans le cadre de cet accord, sur proposition des membres du Congrès américain, le Nigeria devrait renoncer au matériel militaire russe au profit du matériel américain. «Cet accord doit inclure : l’engagement du gouvernement nigérian à poursuivre et élargir la coopération en matière de sécurité avec les États-Unis, notamment par la vente d’équipements militaires russes en échange d’équipements américains », indique le document.
En Côte d’Ivoire, l’administration Trump ne compte plus sur la France pour se rapprocher d’Alassane Dramane Ouattara. Du moment que les Américains ont signalé le nord de la Côte d’Ivoire comme une zone à haut risque de terrorisme, il est clair que, dans un premier temps, il s’agit de créer une ceinture de feu autour des États du Sahel et, ensuite, de les contraindre à des accords qui vont les pousser à choisir leurs partenaires, à défaut d’installer une instabilité avec des groupes terroristes pour déstabiliser les régimes, une pratique devenue banale pour les Occidentaux avec laquelle ils ont détruit le Moyen-Orient.






