Il n’y a pas de surprise lors de l’élection présidentielle en Ouganda. Le scrutin du jeudi 15 janvier s’apparente à une simple formalité pour le président sortant, Yoweri Museveni, ancien guérillero âgé de 81 ans, qui contrôle largement l’appareil électoral et sécuritaire du pays après six mandats consécutifs.
Selon les premières tendances issues du dépouillement provisoire, Yoweri Museveni aurait obtenu plus de 50% des suffrages, contre environ 20 % pour son principal challenger, Bobi Wine, candidat de la Plateforme de l’unité nationale (NUP). Ces résultats ne surprennent guère, le processus électoral ayant été entaché de nombreuses irrégularités.
Le jour du vote, le parti au pouvoir a été accusé de bourrage d’urnes, d’intimidation des opposants et de leurs militants, ainsi que de manipulation du calendrier électoral. L’opposition dénonce notamment des retards volontaires dans l’ouverture des bureaux de vote. «Seule Kampala a vu le vote démarrer à 7 heures du matin, et c’est précisément là où votent les militaires, connus pour leur soutien au pouvoir », s’est indigné David Lewis Rubongoya, secrétaire général de la Plateforme de l’unité nationale (NUP), dans une déclaration à l’Agence France-Presse (AFP).
Ailleurs dans le pays, affirme-t-il, le scrutin n’a pratiquement pas eu lieu : « Le matériel de vote n’est pas arrivé dans 99 % des bureaux », dénonçant un acte délibéré du régime visant à pénaliser l’opposition.






