Les députés du PASTEF passent à l’offensive face aux lenteurs de l’Exécutif. Lors de son adresse à la Nation, le président de la République avait promis une nouvelle proposition de loi pour rectifier l’injustice imposée aux hommes politiques par le régime du président Macky Sall, afin de les contraindre à rester à l’écart.
Pour une simple condamnation de plus de six mois avec sursis ou de trois mois de prison ferme, un citoyen perdait son droit d’éligibilité ainsi que son droit de vote. Cette stratégie, visant à écarter ses concurrents, lui a permis d’écarter des opposants comme Khalifa Sall et Karim Wade en 2019, puis Ousmane Sonko en 2024, causant ainsi une période d’instabilité, le Sénégal n’ayant jamais connu une telle loi.
Le président Bassirou Diomaye Faye avait promis, durant le premier trimestre de l’année 2026, de soumettre un projet de loi visant à modifier le Code électoral, notamment ces deux articles, ainsi que de faire avancer les réformes de la justice. Malheureusement, la période s’est écoulée sans qu’aucun texte ne soit présenté en Conseil des ministres ce qui donne la légitimité politique à l’assemblé de prendre le relais. «L’heure est désormais à l’offensive parlementaire. Face au mutisme de l’Exécutif, qui a laissé expirer, le 31 mars dernier, le délai pour la révision du Code électoral, les députés de PASTEF sortent du bois. S’appuyant sur l’article 69 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, ils ont adressé au président de l’institution une proposition de loi modifiant la loi n° 2021-35 du 23 juillet 2021 portant Code électoral, déjà modifiée », nous apprend le quotidien Yoor-Yoor Bi.
En déposant cette proposition de loi pour faire sauter les verrous des articles L.29 et L.30, Mohamed Ayib Salim Daffé (président du groupe parlementaire de la majorité pastef qui détient 130 députés sur 165) et ses collègues reprennent la main sur l’agenda politique. Les députés patriotes ont choisi : ils ne laisseront pas la promesse de la restauration des droits civiques s’enliser dans les méandres administratifs.
André TV-A






