La vague de chaleur exceptionnelle qui a frappé l’Europe à la fin du mois de juin a déjà provoqué au moins 12 000 décès excédentaires dans une dizaine de pays européens, selon une compilation des données nationales. Ce bilan, encore incomplet, pourrait continuer de s’alourdir dans les prochaines semaines, à mesure que les autorités sanitaires publient leurs statistiques définitives.
Les chiffres du réseau européen de surveillance de la surmortalité EuroMOMO, qui compile les données de 24 pays représentant près de 400 millions d’habitants, dressent un constat encore plus préoccupant. L’organisme fait état de 14 260 décès excédentaires pour la seule semaine du 22 au 28 juin, soit la semaine de juin la plus meurtrière depuis le lancement de ses séries de données harmonisées en 2020.
La canicule a frappé de plein fouet les populations les plus vulnérables. Plus de 90 % des victimes, soit environ 9 000 personnes, étaient âgées de plus de 65 ans. Les autorités sanitaires rappellent que les épisodes de chaleur extrême représentent un risque majeur pour les personnes âgées, particulièrement en présence de maladies chroniques ou d’un isolement social.
L’Europe a connu plusieurs épisodes caniculaires successifs en l’espace de quelques semaines. Les températures ont atteint des niveaux records dans plusieurs pays, notamment en France, en Espagne et au Royaume-Uni, où le thermomètre a dépassé les 37 °C dans la région d’East Anglia.
L’Allemagne enregistre le bilan le plus lourd avec 5 486 décès liés à la chaleur. Les autorités sanitaires soulignent que les infrastructures du pays restent encore insuffisamment adaptées à des épisodes de chaleur aussi intenses.
Face à ce bilan préoccupant, le directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Europe, Hans Henri Kluge, a lancé un nouvel appel à la vigilance. Il rappelle que la saison estivale est loin d’être terminée et que d’autres vagues de chaleur pourraient encore toucher le continent.
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