L’Iran ne souhaite pas la guerre et demeure un pays attaché à la paix. Toutefois, la situation sécuritaire actuelle lui a été imposée par les États-Unis et Israël, accusés d’avoir violé le droit international en menant des actions militaires contre la République islamique. C’est la position défendue par le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui affirme que Téhéran reste déterminé à se défendre face à toute agression. Dans une interview accordée mercredi à la chaîne d’information libanaise Al Mayadeen, le chef de la diplomatie iranienne a insisté sur le caractère défensif de la posture de son pays.
« Nous n’avons jamais cherché la guerre. Nous sommes pour la paix, mais une paix honorable », a-t-il déclaré.
Le ministre a néanmoins souligné que l’Iran était prêt à poursuivre le combat si les circonstances l’exigeaient. « Nous sommes prêts à poursuivre la guerre, tant en termes de capacités militaires que de cohésion nationale et de détermination à faire face à toute agression », a-t-il affirmé.
Selon Abbas Araghchi, l’Iran a su s’adapter aux conditions du conflit et renforcer ses capacités de défense. Il a indiqué que son pays avait retrouvé l’ensemble de ses capacités sécuritaires et disposait désormais d’une force militaire supérieure à celle d’avant la guerre.
« Notre position militaire est encore plus forte qu’avant la guerre, car nous avons pu maintenir notre production militaire tout au long de l’agression ; ils n’ont pas été en mesure de l’arrêter », a-t-il ajouté, faisant référence à ce qu’il qualifie de dernière vague d’agression américano-israélienne contre l’Iran.
Le chef de la diplomatie iranienne a assuré que son pays était pleinement préparé à poursuivre le combat aussi longtemps que nécessaire. Toutefois, il a estimé qu’une reprise des hostilités n’était pas inévitable. « Si la raison l’emporte, la guerre ne reprendra pas », a-t-il déclaré.
Abbas Araghchi a également affirmé que le récent conflit avait modifié la perception américaine de la puissance iranienne. « Lors de la récente guerre, les Américains ont concrètement pris conscience de la véritable puissance de l’Iran », a-t-il soutenu.
Selon lui, Washington n’a atteint aucun des objectifs qu’il s’était fixés, notamment sa demande initiale de « capitulation sans condition » de l’Iran. Une revendication qui, selon le ministre iranien, s’est heurtée à la résistance de la République islamique et à la mobilisation de sa population.
TV-A avec PRESS TV
