L’armée algérienne a reçu ses premiers chasseurs Sukhoï-35 en provenance de Russie, une acquisition majeure qui vient renforcer ses capacités et consolider sa position dominante dans les airs au Maghreb, via @DWatsonfdz.
Mais cet achat stratégique avec le Su-57 ne fait pas l’unanimité sur la scène internationale. À Washington, l’administration américaine suit le dossier de près et n’exclut pas une réponse politique. Robert Palladino, responsable du Bureau des affaires du Proche-Orient au Département d’État, a indiqué que ces informations étaient prises au sérieux par les autorités américaines. «Nous avons vu ces informations dans les médias, et elles nous préoccupent», a-t-il déclaré devant la commission des affaires étrangères du Sénat, interrogé sur la possibilité de sanctions visant l’Algérie en raison de sa décision d’acquérir des avions de chasse russes.
Le responsable américain a rappelé l’engagement du Département d’État à faire respecter la loi CAATSA (Countering America’s Adversaries through Sanctions Act), un dispositif destiné à sanctionner certains partenaires de la Russie. Il a souligné que «des transactions comme celles évoquées peuvent conduire à une telle décision», ajoutant que les États-Unis suivront cette affaire de très près tout en terminant: «Nous collaborons étroitement avec le gouvernement algérien sur les sujets où nous trouvons un terrain d’entente. Nous sommes certes en désaccord sur de nombreux points, et ce serait là un exemple de situation problématique pour les États-Unis. Nous utilisons l’influence dont nous disposons, souvent en privé, pour défendre nos intérêts et mettre fin aux comportements inacceptables. »
