Le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Amar Takdjout, a annoncé la tenue prochaine d’une réunion de la Tripartite, actant la relance d’un mécanisme de concertation à l’arrêt depuis près d’une décennie. Ce dialogue devrait permettre un apaisement du climat social en favorisant des accords entre les travailleurs et le gouvernement.
Prévue à la mi-mars, la rencontre réunira le gouvernement, la centrale syndicale et les organisations patronales autour des principaux dossiers sociaux et économiques. Selon les déclarations du responsable syndical, cette initiative vise à rétablir un cadre formel de dialogue entre partenaires sociaux dans un contexte marqué par des tensions persistantes sur le pouvoir d’achat, un marché de l’emploi sous pression et les difficultés financières que traversent plusieurs entreprises publiques.
La réunion devrait rassembler, outre des représentants de plusieurs départements ministériels et de la direction de l’UGTA, des acteurs majeurs du tissu économique, dont le Conseil du renouveau économique algérien (CREA), d’autres organisations patronales ainsi que l’Union nationale des entreprises publiques (UNEP). Cette configuration traduit la volonté d’associer, au sein d’un même cadre, les représentants du secteur public et ceux du secteur privé.
Les échanges devraient porter en priorité sur les mécanismes susceptibles de préserver le pouvoir d’achat, notamment dans le contexte du mois de Ramadan, période traditionnellement marquée par une hausse de la consommation. La question de l’insertion des diplômés dans le tissu économique figure également parmi les préoccupations centrales, tout comme la situation des entreprises publiques en difficulté, pour lesquelles des scénarios de redressement et la régularisation des salaires en retard seront examinés.
Pour Le Matin d’Algérie, l’UGTA entend par ailleurs soulever la question de l’application des décisions de justice favorables aux travailleurs, dont l’exécution demeure incomplète dans certains secteurs.
